saint Paul dit qu'il faut anathématiser même un ange du ciel qui nous prêcherait une doctrine différente de celle que l'on a reçue de l'Eglise. Cet ange représente en quelque sorte même un pape, car en réalité l'ange du ciel ne peut pas prêcher un faux évangile, pas plus qu'un pape. Mais saint Paul parle d'une apparence trompeuse. La priorité dans ce cas n'est pas en faveur du "magistère vivant" de l'ange du ciel prêchant un nouvel évangile. C'est en faveur de la foi immuable et connaissable.
Si donc saint Paul parle d'une apparence trompeuse, et que cela peut représenter en quelque sorte un pape, et que finalement la priorité est en faveur de la foi, comment ne pas en conclure au renversement de l'adage "Ubi Petrus, Ibi Ecclesia" ?!"Le principe d'un tel raisonnement est que c'est la Foi authentique qui me dit où est l'Eglise (et où elle n'est pas). C'est donc l'invisible qui est le critère du visible, la Foi qui nous indique où est l'Eglise. On a reconnu là, clairement enoncé, le principe du protestatntisme. Ce dernier demande : "Où est l'Eglise ?". Il répond : "là où est la Foi authentique". Ayant la Foi authentique, je peux juger où est l'Eglise catholique et où elle n'est pas. La doctrine catholique enseigne exactement le contraire : c'est l'Eglise authentique qui me dit où est la Foi authentique. Ubi ecclesia, ibi fides. En effet, c'est de la main de l'Eglise que je reçois la Foi authentique. La véritable Eglise est elle-même visible, c'est-à-dire qu'elle doit pouvoir être reconnue, même par un incroyant. Elle est la ville sur la montagne" (Lettre sur les sacres du 30 juin, père Engelbert Recktenwald)
Ou bien ai-je mal compris ce que vous vouliez dire ? Pourriez-vous, dans ce cas, me reprendre ? Cordialement. Marchenoir.