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Etienne -  2007-01-03 09:49:08

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Bonjour Jacqhou, Certains voient, dans cette phrase par exemple (LG Ch 2-16) :

Mais le dessein de salut englobe aussi ceux qui reconnaissent le Créateur, et parmi eux, d'abord, les Musulmans qui, en déclarant qu'ils gardent la foi d'Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, qui jugera les hommes au dernier jour […]

un aveux caché de la négation du dogme « Hors de l´Eglise point de salut ». Je pense pour ma part : 1) Qu´il ne faut pas le détacher de l´ensemble de LG, qui dit quand même bien autre chose à d´autres endroits (le même LG, Ch. 2-14):

Le saint Concile s'adresse donc avant tout aux fidèles catholiques. Il enseigne, pourtant, en s'appuyant sur la Sainte Ecriture et la Tradition, que cette Eglise voyageuse est nécessaire au salut. Seul, en effet, le Christ est Médiateur et voie du salut, lui qui se rend présent pour nous dans son Corps, qui est l'Eglise. Enseignant expressément la nécessité de la foi et du baptême (cf. Me 16, 16; Jn 3, 5) le Christ lui-même a du même coup affirmé la nécessité de l'Eglise, dans laquelle on est introduit par le baptême comme par une porte. Aussi ne pourraient-ils pas être sauvés, ceux qui, sans ignorer que Dieu, par Jésus-Christ, a établi l'Eglise catholique comme nécessaire, refuseraient cependant d'y entrer ou de demeurer en elle.

2) Qu´il ne faut pas le détacher non plus des 2000 ans de Magistère, dont, parmi de nombreux exemples, Mystici Corporis (Pie XII, 1943) que vous citiez hier :

14 - C’est donc s’éloigner de la vérité divine que d’imaginer une Église qu’on ne pourrait ni voir ni toucher, qui ne serait que « spirituelle », dans laquelle les nombreuses communautés chrétiennes, bien que divisées entre elles par la foi, seraient pourtant réunies par un lien invisible.

D´autres extraits de Vatican II, sorties de leurs contextes, peuvent effectivement laisser penser que l´Eglise n´est pas le seul instrument du salut. Mais si l´on croit effectivement qu´un tel concile ne peut proférer d´hérésies, et que ce qui porte à confusion doit être interprété "à la lumière et dans le sens du Magistère antérieur" (et non pas l´inverse, comme le voudraient beaucoup de progros), dans ce cas, on voit bien qu´aucun dogme n´est formellement nié.