Celui qui refuse le concile comme oeuvre d'une secte schismatique...
John DALY -  2006-12-31 21:13:37

Celui qui refuse le concile comme oeuvre d'une secte schismatique...

...cher Antoine, est Mgr Lefebvre. Je ne prête aucun propos à Mgr Fellay. Vous avez dû mal me comprendre. L'abbé de Tanoüarn se demande si l'attitude de Mgr Fellay à l'égard de Vatican II est fidèle à l'attitude de Mgr Lefebvre, savoir, selon l'abbé de T., accepter le concile, mais l'interpréter à la lumière de la tradition. J'ai cité plusieurs textes de Mgr Lefebvre - et je pourrai y ajouter d'autres - qui laissent entendre que Mgr Lefebvre a été le premier à se montrer infidèle aux idées que l'abbé de Tanoüarn lui prête. C'est Mgr Lefebvre qui, du moins par moments, a exprimé un net refus du concile. Bien sûr je me rends compte que l'abbé de Tanoüarn peut mettre en avance des citations de Mgr Lefebvre qui s'opposent à ceux que j'ai cités. Mais cela n'aidera pas sa cause, car la vérité est que Mgr Lefebvre a vacillé sur la recevabilité du concile. Devant tant de confusion, il faudrait commencer par interpréter Mgr Lefebvre à la lumière de la tradition. Et voilà toute l'absurdité de cette idée mise à nu, car dès que l'on se met à interpréter un texte ambigü selon ce qu'il aurait dû dire, on n'est plus en état de soumission au texte : c'est le texte qui est soumis à l'interprète. Pour sauver le concile on veut qu'il devienne autre chose qu'une source de foi. Mais s'il est autre chose qu'une source de foi, quelle obligation peut-il y avoir de le sauver ? Mais je me laisse parler. Mon but a été de montrer que l'on ne peut pas en justice accuser d'infidélité à Mgr Lefebvre celui qui refuse le concile. Mais l'abbé de Tanoüarn sait cela déjà. Il lance cette accusation selon le proverbe qui dit que la meilleure défense est l'attaque, sachant de quel côté lui-même est vulnérable. JD