Mgr Lefebvre et Vatican II
John DALY - 2006-12-31 15:20:01
Mgr Lefebvre et Vatican II
L'abbé de Tanoüarn ayant commencé un fil pour savoir si la position actuelle de la FSSPX est fidèle ou non à celle qu'il attribue à Mgr Lefebvre, je ne sais si je fais bien de commencer un nouveau fil pour appeler en doute le bien-fondé de son point de départ : la position de Mgr Lefebvre. J'hésite car je ne voudrais en rien changer la nature du fil déjà commencé. Sans doute donnera-t-il l'ordre s'il faut rapprocher ce message du sien.
En attendant, je signale trois textes de Mgr Lefebvre qui me font penser que le refus net de Vatican II (aussi bien ses textes que toutes ses oeuvres et pompes) comme irrecevable pour la conscience catholique n'est en rien une infidélité à la pensée de Mgr Lefebvre. Toutefois je m'associe à l'abbé de Tanoüarn en espérant que Mgr Fellay éclaircisse sa position sur ce sujet, soit en adoptant la position déjà prise par ses confrères Williamson et Tissier de Malleray, soit en suivant l'exemple du jeune institut prometteur qu'est l'IBP.
1. « Nous croyons pouvoir affirmer, en nous en tenant à la critique interne et externe de Vatican Il, c'est-à-dire en analysant les textes et en étudiant les avenants et aboutissants de ce Concile, que celui-ci, tournant le dos à la Tradition et rompant avec l'Eglise du passé est un Concile schismatique. » (Mgr. Lefebvre : LE FIGARO, mercredi 4 Août 1976)
2. « Ce n'est pas difficile [au cas d’un accord]pour le cardinal visiteur de demander aux séminaristes : "Écoutez…J'espère que vous êtes bien d'accord pour accepter le Concile dans son ensemble ?"
- Ah, pas la liberté religieuse, ce n'est pas possible!
- Mon cher ami, vous attendrez votre ordination aussi. » (Mgr. Lefebvre : Conférence donnée à la retraite sacerdotale, le 4 septembre 1987 à Ecône)
3. « Nous considérons comme nul tout ce qui s’inspire de cet esprit de reniement du passé : toutes les réformes conciliaires et tous les actes de Rome qui sont accomplis dans cette impiété. » (Déclaration commune de Mgr Lefebvre et de Mgr de Castro Mayer, le 2 décembre 1986.)