Quelques objections, cher Abel ...
Ion -  2006-12-12 19:12:03

Quelques objections, cher Abel ...

Je regrette que vous ne reconnaissiez pas le côté positif du changement d'époque dans les relations entre catholiques et non catholiques. Ne me dites pas que vous regrettez le temps où on se massacrait allègrement au nom du Christ ! Je ne parle pas ici d'un quelconque relativisme doctrinal, mais dans les relations plus normales entre chrétiens qui professent exclusivement le même Christ, Sauveur du Monde. La foi divine qui sauve, l'hérésie qui perd éternellement. Je nuancerais : la foi divine qui, si on l'accepte, sauve, l'hérésie, si on la professe consciemment, peut perdre. Et c'est tout différent. Mais, en l'occurrence, ce que Paul VI et Michael Ramsey ont professé ensemble n'avait rien d'hérétique, bien au contraire, c'était un témoignage rendu au Christ, malgré les différences héritées de l'histoire, et qui ne peuvent être imputées aux chrétiens d'aujourd'hui. Enfin, cher Abel, je ne vois pas en quoi le signe de l'anneau ou celui de la bénédiction est une reconnaissance implicite du sacerdoce. C’est là une interprétation toute personnelle de votre part. Je ne comprends pas que n'attachiez aucune importance à la bénédiction, au nom du Père du Fils et du Saint Esprit, qu'un responsable chrétien non catholique appelle sur ceux dont il a la charge, et ce indépendamment des aléas de l’histoire qui ont fait de lui un vrai prêtre ou un simple pasteur. Cela me rappelle les sites ignobles qui parlent des hosties "consacrées" par des prêtres non validement ordonnés (ou prétendus tels) comme de vulgaires biscuits que l’on serait en droit de piétiner ou de manger au petit déjeuner (certains parlent de "cookies" de Jean-Paul II), sans une once de respect pour ce qui est commémoré, qu'il y ait validité ou pas. Voilà où la haine et le mépris peuvent conduire certains (pas vous, vous êtes trop bon pour cela). Non, cher Abel, tout chrétien, catholique ou pas, ayant revêtu le Christ par son baptême (et il me semble que vous oubliez un peu trop cela), est parfaitement légitimé à appeler la bénédiction de Dieu sur ceux sur qui il exerce une certaine autorité : un père sur ses enfants, une mère abbesses sur sa communauté, un pasteur sur ses ouailles ... Et Dieu nous préserve de tourner cela en ridicule. Ion