Une différence fondamentale
Vianney - 2006-11-22 10:22:08
Une différence fondamentale
est justement qu'elles continuent à les nier après leur proclamation, comme les Vieux Catholiques après 1870.
Cela dit, mon cher JacqHou, vous avez fondamentalement raison : le fait de diffuser une erreur, même en toute bonne foi, ne peut que contribuer à détourner l'humanité de la voie du salut, surtout dans les domaines philosophique et théologique, mais parfois aussi en histoire, en science, etc.
D'où le soin que prenaient les autorités catholiques, jusqu'il n'y a pas si longtemps, à ne pas donner les mêmes facilités de diffusion à la vérité et à l'erreur (Index, Syllabus...). Apparemment, il n'y a plus aujourd'hui que ceux qui font la chasse aux révisionnistes, aux homophobes, etc. qui comprennent encore l'intérêt de ce genre de mesures, tout en reprochant bien souvent à l'Eglise du passé d'en avoir fait usage ! On vit toujours sous le régime du bras séculier, même s'il n'est plus au service des mêmes objectifs...
Pour une raison similaire, la prudence est de mise, comme vous le soulignez, même dans les questions où le magistère ne s'est pas encore prononcé : le célèbre axiome in dubiis libertas n'est donc pas à prendre au pied de la lettre. Dans l'exemple de l'immaculée conception, on peut observer que, même avant la proclamation du dogme, l'Eglise a progressivement restreint la liberté de défendre l'opinion contraire.
Le cas envisagé par Thomas se rapporte, me semble-t-il, à l'ignorance invincible, qui ne peut en toute justice empêcher quelqu'un de sauver son âme.
V.