Mais vous avouerez, cher Thomas, que question "visibilité", on a déjà fait mieux. Il y avait de quoi loucher, à cette époque : à qui fallait-il obéir, en conscience ?
Ben, peu importait, finalement, si leur enseignement restait orthodoxe. Là, en accusant le magistère de se dédire, on est dans un autre cas. Ce n'est plus qu'il y a trop de choix, c'est qu'il n'y en a plus. De mon point de vue, c'est tout-à-fait différent. Par ailleurs, la question sur la légitimité du pape n'est pas une occultation de l'Église entière, puisqu'on l'enseignement de celle-ci restait constant quel que soit le choix que l'on faisait. Et l'Église restait donc, l'Église, phare discernable. Ce n'est plus le cas si le magistère dans son ensemble, par le biais d'un concile, traduit le magistère infaillible qui l'a précédé. Dans ce cas, l'Église n'est plus infaillible et rien de connu ne peut agir comme phare. Je ne suis pas sûr d'exprimer clairement ce que je veux dire. Pour le dire autrement, quelqu'un qui se serait converti au catholicisme enseigné par n'importe lequel de ces papes, à l'époque, se serait vértiablement converti à la vraie doctrine catholique. Or, quelqu'un qui se convertirait aujourd'hui au catholicisme « conciliaire », si véritablement, ce catholicisme est en opposition avec le magistère antérieur, ne se convertirait pas à la vraie doctrine catholique. Cela me semble être une occultation bien différente de celle de l'époque dont vous me parlez. Thomas