Certains théologiens diraient que ces personnes ne sont pas dans l'Eglise d'une façon juridique et sacramentelle, mais que l'on peut dire que dans l'ordre de la sanctification et du salut ils y sont in voto - en désir. Le lien exceptionnel qui les relie au Corps Mystique, les relie d'exactement la même manière à l'Eglise.
j'adhère à cette explication car c'est celle qui ressort de l'explication de Pie XII...Il est certain qu'un homme peut (exceptionnellement) être surnaturellement animé par la grâce sans être officiellement membre de l'Eglise (et donc admissible aux sacrements). Il est certain que cet homme est ainsi attaché d'une façon non-juridique au Corps Mystique et partant à l'Eglise. Ou si vous aimez mieux, à l'Eglise et partant au Corps Mystique.
Oui je suis d'accord avec cela mais alors l'Eglise Catholique dont il est question ici comment est elle définie? Car finalement si l'on dit que l'Eglise catholique et le corps mystique du rédempteur sont la même chose y a t'il un effet commun pour les deux ou une définition commune...S'il y a un effet commun il n'est envisageable que dans la perspective du salut...car autrement l'ont peut on envisager que ceux qui ont ce désir et souhait inconscient profitent des grâces sacramentelles sans recevoir les sacrements? quelle est donc : ce "certain désir et souhait inconscient qui permette d'ordonner à l'Eglise"? Et à mon avis à ce moment là le subsistit in augmente, amplifie la dimension théologique de l'adéquation entre église catholique et corps mystique qui tend alors vers sa perfection...? Attention ce ne sont que des questions que je me pose, et je fais peut-être des erreurs en essayant de comprendre...