John DALY - 2006-11-17 19:07:34
Cohérence
Cher fidèle liseur,
Vous dites : "substitit in" ne peut pas dire "est". Mais vous parlez de lever une "ambiguïté".
Une ambiguïté, il me semble, se trouve là où une seule locution peut raisonnablement avoir l'un ou l'autre de deux sens. Si le sens "est" - l'identité parfaite affirmée par Pie XII - n'est pas un sens disponible, nous ne sommes pas devant une ambiguïté mais devant un contradiction de la doctrine explicite de Mystici Corporis et de Humani Generis.
Une question se présente ici qui dépasse les limites du sujet que j'avais prévu en posant la question qui a lancé ce fil - mais puisque l'on y est, poursuivons. La voici :
Celui qui a contredit la doctrine catholique, et en conséquence emmené des millions de personnes en erreur en matière de foi ou de moeurs sur un sujet déjà tranché par l'Eglise...peut-il se tirer d'affaire en "interprétant" son erreur flagrante dans un sens orthodoxe, ou doit-il plutôt se dédire ?
Certains auraient tendance à répondre (c'est l'esprit de l'abbé Barthe et de plus en plus l'esprit de l'abbé de Tanoüarn il me semble) qu'il ne faut pas trop demander, pas être déraisonnable, pas demander ce qui ne sera pas accordé.
Je trouve cette attitude plutôt naturaliste. Ces jeux-là sont pour les hommes et femmes politiques. Ici, c'est la foi de Jésus-Christ qui est en jeu : aucun compromis n'est possible. Si "subsistit in" signifie autre chose que la saine doctrine de l'identité parfaite enseignée par Pie XII ("est"), "subsistit in" est à condamner, pas à interpréter.
Merci tout de même de ne pas avoir laissé notre ami Ion piétiner trop de dogmes à la fois!
JD