PGM - 2006-10-23 00:40:35
Euh ... pas vraiment ...
Pour st Thomas et l'Immaculée-Conception, référez-vous au débat d'il y a environ un an sur le Libre forum catholique ( les archives sont en principe disponibles, maintenant ).
Et sur quoi s'appuyait Pie IX avant le définition de l'infaillibilité pontificale pour imposer le dogme de l'Immaculée-Conception ? Sur un nombre considérable de Pères, de Docteurs et de théologiens faisant autorité. Même des hérétiques pélagiens comme Julien d'Éclane, dans leurs polémiques sur la grâce avec st Augustin, reprochaient à ce dernier de ne pas respecter les privilèges de l'Immaculée-Conception.
Pour st Bernard, je cherche toujours le ou les textes où il prendrait expressément position contre l'Immaculée-Conception.
Contrairement à ce que NM voudrait bien me prêter comme position, je suis conscient de ce que le semper, ubique, per omnibus n'est pas à prendre au pied de la lettre, mais qu'il se réfère à la tradition constante de l'Église au sens où elle est incompatible avec ce que st Vincent lui-même nomme « des nouveautés ». Si ce qui a été enseigné auparavant se trouve tout-à-coup substantiellement modifié, nous nous trouvons alors face à des nouveautés.
Mais contrairement à ce que NM défendait dans le post auquel je répondis, cette « continuité dans le temps » qu'il réprouve au profit de la seule continuité dans l'espace est nécessaire quand il s'agit de juger de la catholicité d'une doctrine. S'en tenir à la seule continuité spatiale au nom d'un « magistère vivant », cela fleure un peu trop la « tradition vivante » chère à feu Jean-Paul II qui l'instrumentalisa ou la laissa instrumentaliser aux fins que nous ne savons que trop. À ce régime, on voit mal pourquoi il faudrait récuser l'oecuménisme à la conciliaire puisque « la majorité morale » des évêques « du magistère vivant » actuel, pape en tête, endossèrent ledit oecuménisme à Vatican II et dans la période postérieure. Lors donc, si l'on peut faire l'économie de « la continuité dans le temps », je vois mal à quel titre le magistère conciliaire pourrait se voir contester. En invoquant st Vincent de Lérins et son commonitorium, je faisais tout simplement remarquer que les nouveautés conciliaires pouvaient se voir contester au premier chef et surtout au titre du défaut de continuité avec l'enseignement constant de l'Église, au titre de la « rupture » comme l'écrivait un texte célèbre rendu public il y a moins d'un an.
Mais, bon, NM a commer une propension à ne pas toujours faire justice à ce que disent ses contradicteurs.