ma formule était lapidaire
abbé F.H. -  2006-10-13 09:41:54

ma formule était lapidaire


Dire que le rite Dominicain "exprime beaucoup moins que le rite romain de 1570/1962 l'évolution théologique de la doctrine sacrificielle de la messe..." me semble très fort et difficile à justifier.

le rit dominicain et le rit cartusien ont arrêté, à ce qu'il me semble, d'évoluer... le rit romain a lui continué d'évoluer... l'offertoire du rit romain "canonisé en 1570" exprime de manière beaucoup plus complète son caractère sacrificiel: ce que les offertoires dominicains et cartusiens ne font qu'évoquer que "plus succinctement": leur fossilisation par leurs ordres respectifs ayant empêché le développement complet de l'offertoire (par contre, même si je n'ai pas les textes sous la main ici, l'offertoire dominicain est plus "évolué" que le cartusien, cela je l'admets tout à fait, il est clair qu'on peut faire dire ce que l'on veut à l'offertoire cartusien, cela me semble plus dur [toujours selon mes souvenirs] de l'offertoire dominicain) Signé : Prêtre ‘objectivement peccamineux’™ selon une ‘opinion impie et insensée’®, bien que célébrant le VOM, mais simple laïc pour vous, isn't it? PS:

ces allusions dans le rite canonisé en 1570 représentent une évolution non seulement liturgique mais théologique.

AMHA, l'évolution de l'ordo missae dans la deuxième partie du moyen âge n'est pas que liturgique mais profondément théologique, suite d'une part aux querelles ayant amené au développement du culte eucharistique et à l'approfondissement du sens sacrificiel de la messe... La discussion demandrait ici trop de travail et de temps dont je ne dispose pas. Mais si l'on applique l'adage lex orandi lex credendi: évolution liturgique et évolution théologique sont intrinséquement liées... Ou alors ils convient de dire que le pauvre saint Pie V a canonisé des prières de pures dévotions privées de prêtres rentrées sans raisons à l'offertoire... et qu'il n'en a pas vu l'implication théologique, le pôvre. Et que nos réformateurs des années 60 auraient eu une illumination divine sur le sens théologique profond de l'offertoire... ce dont je doute, vu qu'ils m'avaient plutôt l'air auto-aveuglés par leurs présupposés...