La surprise des contempteurs des prolepses et « doublets » doit atteindre son comble à la vue de l’épiclèse à Dieu le Fils. Comment le prêtre peut-il donner à ce point dans la « surenchère consécratoire » alors que les lectures n’ont même pas encore commencé ? La constatation devrait conduire les partisans de la cartésianisation liturgique à revoir leur mode de procéder hypothético-déductiviste pour laisser les faits les instruire par induction : par la place de cette épiclèse dans la liturgie d’un siège apostolique apparaît l’importance et la force de l’anticipation du sacrifice dans la liturgie. Les Coptes donnent d’ailleurs à ce formulaire le nom de « prière eucharistique ». Le fait se passe de commentaire.
Ce paragraphe est, excusez-moi du terme, jouissif!