Rémi - 2006-05-22 11:54:58
Ce n'est pas tant
le fait de sauver ou non des gens qui importe pour qualifier l'acte! On ne saurait faire un bien (sauver des gens) avec de mauvais moyens (attenter à ses jours). Le prisonnier qui saute par la fenêtre pour éviter de parler, il a l'intention de mourir, il n'espère pas être sauvé, ne dites pas le contraire, sinon à quoi bon?? Bref, un suicie, "héroïque" ou pas, est un suicide, la personne attente elle même à ses jours.
Il y a une énborme différence entre donner sa vie pour ses amis, c'est à dire accepter la mort qui va être donnée, comme le fit notre Seigneur, tout simplement (et le garde du corps rentre dans ce cadre, je pense, il accepte de mourir éventuellement pour celui qui... le paie, certes, mais l'idée est la même. D'autant que certains aiment réellement leur employeur. D'ailleurs pour faire ce métier je pense qu'il faut à un moment donner aimer celui que l'on défend)) et SE donner volontairement la mort, appuyer sur la détente, sauter par la fenêtre etc.
Ma question est: y a t'il circonstances atténuantes? Le prisonnier qui saute plutôt que de craquer sous la torture, qui a donc la ferme volonté de se donner la mort (sinon à quoi bon sauter, une fois encore), qui se suicide, donc, est il plus ou moins justifié par le fait qu'il va sauver d'autres vies?