Joaquim Navarro a été matador amateur !
Emmanuel -  2005-09-12 17:14:50

Joaquim Navarro a été matador amateur !

Le Midi Libre du Mardi 15/5/92 nous parle de l'église catholique face aux corridas :

«Pour la première fois, Jean-Paul II a célébré hier une messe près de la Fracas de Touros, les arènes, à Angra- do-Heroismo, le chef lieu de l'île Terceira des Açores, au Portugal où il se trouve en visite pastorale depuis vendredi. «Cette place était la seule qui pouvait permettre à un nombre important de fidèles d'assister à la messe. Ce choix ne veut certes pas dire que le Pape voulait se prononcer au sujet de la corrida, même sans mise à mort, comme c'est le cas au Portugal» a commenté un prélat portugais. «Le porte-parole espagnol du pape, Joaquim Navarro, qui considère comme l'un de ses "péchés de jeunesse" d'avoir été matador amateur, a déclaré qu'une bulle pontificale remontant au XVe siècle se bornait à donner un avis moral sur ceux qui risquaient leur vie dans les jeux tauromachiques, sans pour autant condamner les corridas».


En France, la position de l'Église n'est pas nette. Les responsables se font un devoir d'afficher une prudente discrétion. Seul le dénommé Cadilhac, évoque de Nîmes, grand amateur de corrida a dérogé à l'habitude en déclarant dans la revue Corrida : «Ce que je trouve de très beau dans la corrida, c'est que l'homme cherche à maîtriser la bête. Cela a toujours été la vocation de l'homme tel que Dieu le veut. Tout cela me semble aller dans le sens de la grandeur de l'homme».


les aumôniers qui vont dans les arènes considèrent que la souffrance est du côté des hommes qui vont se produire en spectacle. La mansuétude de ces aumôniers pour les gens de la corrida est telle qu'elle va bien au-delà de la prière : les aficionados-religieux, aumôniers des arènes de Nîmes, font une large place à la promotion des corridas dans leur revue "Regards Chrétiens sur la vie Nîmoise".


En Espagne, religion et tauromachie ont toujours fait bon ménage : Le curé de Valverde, près de Salamanque, possède un élevage très réputé, lequel est marqué du fer à feu d'un signe avec la croix. Pour chaque corrida, les organisateurs réclament la bénédiction religieuse. L'Eglise organise et patronne des corridas à l'occasion de chaque fête de saints (et Dieu sait s'ils sont nombreux !). Il existe même des prêtres matadors (exemple : à Titulcia près de Madrid). Pas une seule cérémonie religieuse sans course de Taureau et inversement. L'Église donne à ses frais des corridas auxquelles assistent tous les dignitaires, personnalités espagnoles. A la canonisation de Sainte Thérèse, 200 Taureaux ont été sacrifiés. En effet, chaque couvent tenait à organiser sa corrida. Ici on prie pour que le Taureau soit "BON" (c'est-à-dire qu'il acceptera de se battre jusqu'au bout). Là une prière pour que le mauvais temps n'empêche pas le bon déroulement de la corrida. Pour "l'amour de Dieu" des municipalités s'engagent à payer quatre Taureaux par an. Afin de réparer le toit d'une église, une corrida est organisée par le curé du village.