Quand Mgr Williamson parlait de la conversion du pape et de ses conséquences, notamment dans Tradiland
Eti Lène -  2005-05-11 10:00:38

Quand Mgr Williamson parlait de la conversion du pape et de ses conséquences, notamment dans Tradiland

Autre titre: Quand Mgr Williamson donnait une leçon d’humilité au Tradiland saintpiediste. Autre titre: Mgr Williamson, prophète malgré lui? Monseigneur Williamson « Les dix ans qui viennent, ou l’Eglise en 2000 » Extrait de la conférence donnée à Sion le 27 juin 1990. Je rappelle d’abord la ligne de la conférence. Mgr Williamson, pendant cette conférence a parlé du grand châtiment « comme il n’y en a jamais eu, et comme il n'y en aura jamais», qui devrait bientôt arriver sur l’humanité, mais il pense que la conversion du pape devrait intervenir avant le châtiment, et qu’il y aura aussi sans doute, un grand avertissement avant ce châtiment. Cet extrait est porté à votre connaissance, chers liseurs, car actuellement, certains tradis de la FSSPX ont tendance à oublier que la résolution de la crise de l’Eglise, ne viendra que par le pape, et que nous devons, comme l'a dit Mgr Williemson, "garder l'esprit ouvert". Venant de la part de l’évêque de la tendance "dure" de la FSSPX, Mgr Williamson, avec un titre aussi évocateur pour sa conférence, cet extrait ne manque pas de piquant. Bonne lecture. Les passages en gras sont de moi, et le style parlé a été conservé. "Il est certain que le pape, sinon celui-ci, certainement son successeur, ou le successeur de son successeur, se ressaisira ; cela, c’est sûr et certain. Il est impossible que l’Eglise s’effondre ; or si l’Eglise continuait sur le chemin actuel, elle finirait par s’effondrer complètement. Or il n’est pas possible que cela continue indéfiniment comme cela. Il me semble à ce moment-là, il est tout à fait possible de dire, de prévoir, de se figurer : la conversion du pape, peut-être au moment d’un grand avertissement, comme la clé de la période entre cet avertissement supposé, et ce châtiment quasiment certain… Parce qu’autour du pape, l’Eglise se ralliera. Je crois que si nous regardons autour de nous aujourd’hui, honnêtement, simplement, nous constatons beaucoup d’âmes de bonne volonté, des âmes égarées. Il y a beaucoup d’âmes qui ne sont pas traditionalistes, donc, mais qui se battent contre l’avortement, ou qui se battent pour Fatima, ou qui se battent pour le pape, lorsque le pape est en guerre avec les libéraux acharnés, qui cherchent à soutenir et défendre le pape, qui cherchent à défendre le pape dans un bon sens. Ce n’est pas parfait, ce n’est pas parfait, mais oserions nous dire de nous-mêmes que nous sommes parfaits ? Bon. Nous mettre en question comme personnes, ce n’est pas mettre en question nos principes, attention. Nos principes sont bons, tandis que les principes des autres sont « atteints ». Mais parmi les bons principes auxquels nous devons absolument tenir, c’est à la conversion éventuelle du pape. Alors cette conversion, je me la figure comme arrivant avant le châtiment, parce que s’il y a ces gens de bonne volonté un peu partout, des gens qui sympathisent avec nous, mais qui n’osent pas faire le pas ; ils sont retenus par une notion fausse, je l’avoue, je l’accorde, mais quand même une notion de l’obéissance, n’est ce pas. C’est une notion pas au jour, une notion d’hier de l’obéissance, c’est l’obéissance mal comprise, mais c’est difficile de mettre au jour toutes ces notions. Les manuels sont d’hier. Les manuels par exemple sur l’infaillibilité du pape, il y a des choses qu’il faut mettre au jour, dans beaucoup de domaines. Alors ce pape, pourrait se convertir, et autour de lui, il n’y a que lui qui puisse rassembler les catholiques. Aujourd’hui les catholiques sont dispersés. C’est Notre seigneur encore qui le dit, il cite le prophète Zacharie encore au moment de sa passion : « Le Pasteur est frappé, les brebis sont dissipées. »… Dispersées… C’est exactement ce que nous avons aujourd’hui. Et pour que toutes ces brebis se réunissent de nouveau, il n’y a que le pape, qui puisse les réunir. Nous le constatons, à notre douleur, n’est ce pas. Nous voudrions réunir les bonnes volontés, nous voudrions que les bons prêtres se réunissent; il y a ici les prêtres de la fraternité, et puis il y a un bon prêtre ici, il y a un bon prêtre là. Mais ces bons prêtres à côté sont des individus qui se battent, font une lutte individuelle. Si seulement, se dit-on, ils voulaient s’attacher à la Fraternité ? Mais nous constatons, qu’il n’est pas toujours ce qu’il y de mieux que ces prêtres s’attachent à la Fraternité. Nous venons de voir dans les pays communistes, un changement apparent, mais où rien de fond n’est changé. Le fond de la mauvaise volonté des communistes, la volonté de domination mondiale dans les communistes n’est pas changée. Egalement, dans l’Eglise catholique, le fond ne changera pas si le pape se convertit, et qu’il se met à rallier les catholiques autour de lui, tous les catholiques de bonne volonté, et à ce moment là, il y aura parmi les premiers, qui seront les derniers : Il y a des traditionalistes qui ne voudront plus du pape à ce moment-là. Pas la majorité, je ne crois pas la majorité, mais il y en aura. « Nous en avons eu raz le bol, et ce n’est pas l’heure de suivre », dira-t-on, pourra-t-on dire ! Et vous pouvez vous imaginer, si de tels évènements se produisent, que nous allons nous mettre un peu de temps, à bien contrôler qu’il a parfaitement compris, qu’il a vraiment compris, et qu’il s’est vraiment converti, n’est ce pas. Pierre aura du rétablir son autorité, après avoir fui, etc. Son Maître l’a beaucoup aidé. Jésus l’a beaucoup aidé. « M’aimes-tu Pierre ? M’aimes-tu Pierre ? M’aimes-tu Pierre ? » « Oui, oui, oui. » « Alors, Paie mes brebis, paie mes brebis, paie mes brebis. », etc.. Il est bien concevable, lorsque Pierre se sera converti, encore une fois, que Notre Seigneur agira en sorte, je ne sais comment, Notre Seigneur le saurait, agira en sorte de raffermir, de rétablir l’autorité du pape, pour qu’il puisse rassembler les catholiques. Et ces catholiques qui s’attacheront à lui à ce moment là, je pense que, parmi les premiers, il y aura des derniers, et parmi des derniers il y aura des premiers. A nous de garder, à mon avis, de garder jusque là, l’esprit ouvert. Le traditionalisme ne doit pas se refermer sur lui-même. Il est très difficile actuellement, de plus en plus difficile, je crois que vous le constatez, de faire l’apostolat. On nous dit parfois de faire l’apostolat... D’aller à l’encontre des gens, c’est très difficile. Mais le moins que nous puissions faire, c’est de ne pas nous fermer l’esprit. Evidemment, ce n’est pas dire approuver tous leurs principes, leurs mauvais principes, leurs mauvaises pensées, très délétères, et qui font actuellement la destruction de l’Eglise. Non, non, non. Mille fois non. Mais il s’agit d’être disposé à accueillir nos frères plus ou moins égarés, mais qui sont peut-être plus méritants que nous. Quel mérite, sous un certain angle, de ces catholiques qui depuis vingt ans, assistent à la messe tous les dimanches, la mort dans le cœur ! Et on vous a dit : «Vous n’avez pas besoin d’assister à cette messe, vous avez le droit de ne pas y assister ». On vous a dit, et on vous a expliqué : « Vous avez peut-être même le devoir de ne pas y assister ». Mais faute de comprendre tout cela, cet homme qui croit au troisième commandement, qui croit à l’Eglise catholique, continue, dimanche par dimanche à assister à cette messe, qui le meurtrit. Vous savez ce que cela a été pour la Foi catholique de devoir assister à cette messe, qui assassine la Foi. Pourtant, ils gardent encore la foi, ces gens ; il y en a parmi eux qui gardent encore la Foi. La preuve, c’est que même aujourd’hui les modernistes doivent inventer de nouveaux trucs pour détruire la Foi de ces gens qui la gardent encore. Parmi ces trucs, il y a « Le Renouveau », « Le Renouveau chrétien ». Et ils en sont encore à inventer… Parce qu’il y a un peuple catholique qui n’en démord même pas, après 20 ans. Dites moi s’il n’y a pas là du mérite. Ils n’ont pas compris la Tradition, c’est d’accord. Ils n’ont pas compris l’obéissance, c’est d’accord, mais ils ont compris le troisième commandement, d’une certaine façon mal compris si vous voulez, mais le cœur est bon. Alors comment voulez vous que Notre seigneur abandonne ces gens là ? Et il y a des prêtres comme cela, qui célèbrent cette nouvelle messe, la mort dans l’âme. Vous savez, il y en a beaucoup qui sont morts, le cœur brisé. Et des évêques également. Pas tous les évêques ne croient dans tout ce qu’il y a de nouveau. Il y en a plusieurs qui voudraient revenir à ce qui est bien, mais la conférence épiscopale les empêche totalement…." Sur l'autorité du pape, que devra raffermir le pape qui se convertira, citation de Benoît XVI: "Tu es le Christ! Tu es Pierre! Nous avons l'impression de revivre la même scène évangélique. Nous, Successeur de Pierre, nous répétons avec anxiété les paroles inquiètes du pêcheur de Galilée et de nouveau nous écoutons avec une intime émotion la promesse rassurante du divin Maître. Si le poids de la responsabilité qui se reverse sur nos pauvres épaules est énorme, la puissance divine sur laquelle nous pouvons compter est certainement démesurée : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. En nous choisissant comme évêque de Rome, le Seigneur a voulu que nous soyons son vicaire, il a voulu que nous soyons la “pierre” sur laquelle tous peuvent s'appuyer en sécurité. Nous Lui demandons de suppléer la pauvreté de nos forces, pour que nous soyons le courageux et fidèle Pasteur de son troupeau, toujours docile aux inspirations de son Esprit." Sur la confirmation de ses frères dans la foi, re-citation de Benoît XVI: "L'Église doit aujourd'hui raviver en elle la conscience de sa mission, qui est de re-proposer au monde la voix de celui qui a dit : “Je suis la lumière du monde. Qui marchera à ma suite ne sera plus dans les ténèbres, et recevra la lumière de la vie.” En inaugurant son ministère, le nouveau pape sait que son devoir est de faire resplendir devant les femmes et les hommes la lumière du Christ, non la sienne mais celle du Christ." Sur les "principes mauvais", et la crise de l'Eglise en général: "Une dictature du relativisme est en train de se constituer qui ne reconnaît rien comme définitif et qui retient comme ultime critère que son propre ego et ses désirs . Nous, en revanche, nous avons une autre mesure : le Fils de Dieu, l'homme véritable."Une foi adulte et mûre est profondément enracinée dans l'amitié avec le Christ. C'est cette amitié qui nous ouvre à tout ce qui est bon et nous donne le critère pour discerner entre le vrai et le faux, entre l'imposture et la vérité. C'est cette foi adulte que nous devons faire mûrir, c'est vers cette foi que nous devons guider le troupeau du Christ. Et c'est cette foi – seulement la foi – qui crée l'unité et se réalise dans la charité. Saint Paul nous offre à ce propos – en opposition aux péripéties continuelles de ceux qui sont comme des enfants ballottés par les vagues – une belle parole : faire la vérité dans la charité, comme formule fondamentale de la vie chrétienne. En Christ, la vérité et la charité coïncident. Dans la mesure où nous nous approchons du Christ, y compris dans notre vie, vérité et charité se mêlent. La charité sans vérité serait aveugle ; la vérité sans charité serait comme " une cymbale qui retentit " (1 Co,13, 1)." Mais il faut reciter Mgr Williamson, qui a prévu de se méfier, 15 ans à l'avance: "Et vous pouvez vous imaginer, si de tels évènements se produisent, que nous allons nous mettre un peu de temps, à bien contrôler qu’il a parfaitement compris, qu’il a vraiment compris, et qu’il s’est vraiment converti, n’est ce pas." Mgr Williamson est tout à fait logique avec lui-même, actuellement. Ca peut donc changer...