Rassemblement des séminaristes à Lyon
JOUSTRATE Bernard -  2001-09-17 14:43:16

Rassemblement des séminaristes à Lyon

Un compte rendu lu à l'adresse : http://catholique-lyon.cef.fr/articles/actualites/dossier-sem2001/quotidien.php

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14 septembre

Les séminaristes et leurs formateurs arrivent des quatre coins de la France ! Rien ne manque au programme :rencontre, bonne humeur, convivialité, prière... et repas ! Ce soir, tous se retrouveront dans les familles d'accueil, pensant déjà à demain et à la longue et passionnante journée qui les attend.





C'est en effet 900 séminaristes diocésains et 100 formateurs venant de 34 lieux de formation. Une fois tous rassemblés sous un immense chapiteau érigé pour l'occasion , ils ont témoigné leur solidarité à leurs homologues américains.

Le message du pape a ensuite été lu par Mgr Marcus et applaudi par l'ensemble du public.

"A l'heure où certains meurent pour donner la mort,
nous vivons pour donner la vie."
P. Giraud, secrétaire général du CNGS





15 septembre

Une longue journée pour les séminaristes…mais qui en valait la peine !
Ce matin, rassemblement général à Fourvière pour la prière suivie d'une conférence de Mgr Billé " Aux sources de la foi à Lyon, proposer la foi en France au XXI ème siècle ".

Puis éclatement en trois pôles :
A l'église Saint Irénée, le père Jourjon a présenté saint Irénée, évêque de Lyon au III ème siècle qui a marqué son temps par ses réflexions et ses écrits.
A Fourvière, dans la basilique, les futurs prêtres ont pu prier grâce à une belle méditation sur Marie.
Dans la crypte de Fourvière, ils sont partis à la découverte de deux grandes figures de prêtres : le curé d'Ars et le père Chevrier.

Après ces rencontres interrompues par le pique-nique, tous se sont retrouvés à la primatiale pour entendre des témoignages actuels en direct ou en vidéo.
Après la prière, dispersion générale dans les paroisses lyonnaises pour être présents aux messes du soir.

Le maître mot de cette journée, c'est l'appel à la sainteté.

Mgr Billé l'a répété : en prenant l'exemple des martyrs de Lyon au II ème siècle , nous sommes appelés à proposer la foi dans la France du XXI ème siècle.

Les trois pôles de réflexion sont comme des jalons pour suivre cet appel de Dieu.
Marie, la mère du Christ est un modèle de foi. A la Basilique, c'est un beau moment de prière animé par l'équipe du sanctuaire : méditer, chanter, adorer avec les psaumes (sur air composé spécialement pour l'occasion), les textes du Concile Vatican II et la symbolique artistique de l'église. A Fourvière, l'art se fait prière.

A Lyon, saint Irénée n'est pas un vieillard sorti du passé. La présentation du père Jourjon l'a révélé comme " docteur œcuménique, le théologien par excellence de l'unité des chrétiens " : un ancien terriblement moderne.

Jean-Marie Vianney, celui qu'on appelle le curé d'Ars, et Antoine Chevrier sont deux prêtres diocésains qui sont allés au bout de cet appel à la sainteté. Deux figures différentes mais qui invitent à être témoins du Christ pour notre époque.

C'est à la primatiale que la journée s'achève. Les témoignages- en direct et en vidéo- sont de vrais encouragements. Un catéchumène, bien dans la culture d'aujourd'hui exprime ses interrogations. Une jeune femme récemment baptisée dit simplement sa joie de croire. Ou encore, un jeune prêtre fait un rapide bilan de ses premiers mois de ministère. Témoignages d'aujourd'hui…Vaste programme pour les futurs porteurs de l'Evangile.

La joie de tous transparaît sur les visages. Avant de se séparer pour rejoindre les paroisses, un dernier temps de prière : une seule voix et un seul cœur pour chanter le Dieu qui invite à la sainteté.



Arrivés d'une longue journée avec tous leurs confrères séminaristes, ce sont 30 d'entre eux qui se sont retrouvés sur le secteur pastoral du Val de Saône, rassemblés avec les communautés chrétiennes locales pour célébrer ensemble l'eucharistie.



Après un partage d'un copieux pique-nique, prétexte à la rencontre, l'ensemble des présents purent s'exprimer et échanger sur leurs attentes en matière de prêtre. Voilà quelques brèves notées dans les discussions :

"La vocation, c'est être appelé. Nous avons tous, chacun à notre place, à prendre position par rapport à cet appel de Dieu. Se dire disciple du Christ c'est dire Oui."

"Etre prêtre c'est croire que Dieu peut combler ma vie."

"Pour moi, devenir prêtre c'est ne rien dire qui n'ai sa traduction dans un acte posé. Etre prêtre, c'est être un homme vrai"

Voici aussi quelques mots avec François, du diocèse de Toulouse :

François, tu es arrivé hier comme tous tes collègues séminaristes au séminaire Saint-Irénée. Quelles étaient tes premières impressions ?
D'abord, j'ai pu constater que l'Eglise n'est pas morte et qu'une relève existe, même si elle reste modeste voire insuffisante.
François, à l'issue de cette journée de samedi où tu as pu entendre et voir beaucoup de choses sur la figure du prêtre diocésain, que retiens-tu ?
Ce que je retiens de cette riche journée est que le prêtre est un signe d'Espérance. Il est quelqu'un qui donne sa vie à Dieu et aux Hommes. Cela passe évidemment par un enracinement dans la prière, le service des frères et l'annonce de l'Evangile.
François, finalement tu penses repartir avec quelle Espérance ?
Je pense repartir avec une certaine conception du prêtre. Un homme présent à son prochain, signe de l'amour de Dieu animé d'une passion de la miséricorde. Même s'il existe un décalage entre le message de foi de l'Eglise qui reste globalement incomprise et la société, nous, futurs prêtres, avons à tenir, fidèle à l'Evangile et à la foi qui nous anime pour témoigner simplement de l'amour de Dieu pour le genre humain. En cela les communautés auxquelles nous seront envoyées seront les garantes de "l'efficacité" de cet amour.


16 septembre

Ce matin, au cours de la messe présidée par le Cardinal Louis Marie Billé, les séminaristes ont remplit la cathédrale de leur chant. C'est le Cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris qui a assuré l'homélie.

Puis le pèlerinage-rencontre c'est poursuivie à Ars : repas, temps de prière personnelle dans la basilique mais aussi un grand moment d'échange et de réflexion entre les participants (y compris les évêques).


Voici quelques mots d'Alexandre du diocèse de Metz, pays d'origine CABINDA (Angola)
Ce premier rassemblement des séminaristes est très intéressant, c'est l'occasion de rencontres et de découvertes.

Une phrase qui m'a beaucoup touché dans la vidéo présentant le père Chevrier " le prêtre, c'est l'homme mangé ", pour être comestible il faut être nourri par l'Esprit Saint.

Avec cette rencontre-pèlerinage, on se rend compte que l'on est pas seul, la différence entre séminaristes c'est une richesse et c'est bien d'être à Lyon, berceau de la foi dans ce pays.


Pour en savoir plus sur les séminaires et centres de formation,
consulter le site du CNGS : http://cngs.free.fr/
(Conseil National des Grands Séminaires)