La confiance disiez-vous dans votre premier message, n'a rien à voir avec la théologie....
Et pourtant, Jésus lui-même en a fait l'expérience (Mt 27, 43), au moment où, consommant son sacrifice, il expirait dans un cris de confiance (Lc 23,46).
Par cet acte d'amour confiant, Jésus remportait la victoire du mal et attirait tous les hommes à lui (Jn 12, 31s; 16,33). Il ne suscitait pas seulement leur confiance, il fondait leur assurance.
Le disciple confiant devient en effet témoin fidèle; appuyant sa fidélité sur celle de Dieu, il a confiance que la grâce divine achèvera son oeuvre (Ac 20,32; Th 3, 3s; Ph 1,6; I Co I, 7ss).
Cette confiance que l'Apôtre affirme, même aux heures de crises (Ga 5,10), lui donne une assurance indéfectible pour annoncer en toute liberté la parole de Dieu. Déjà, si les premiers disciples avaient porté témoignage avec tant d'assurance, c'est que leur confiance en avait obtenu la grâce par la prière (Ac 4, 24-31).
Cette confiance inébranlable, condition de la fidélité (He 3,14), donne aux témoins du Christ une assurance joyeuse et fière; ils savent qu'ils ont accès au trône de la grâce (4 ,16) dont la voie leur est ouverte par le sang de Jésus; leur hardiesse n'a rien à craindre, ils savent en qui ils se sont confiés (2 Tm 1, 12); rien ne les séparera de l'Amour de Dieu (Rm 8, 38s) qui, après les avoir justifiés, leur a été communiqué et qui les rend fiers et constants dans l'épreuve (Rm 5, 1-5), de sorte que tout, ils le savent, coopère à leur bien (Rm 8,28).
La confiance, qui est la condition de la fidélité, est en retour confirmée par elle. Car l'amour, dont la fidélité persévérante est la preuve (Jn 15, 10), donne à la confiance sa plénitude. Ceux qui demeurent dans l'amour auront seuls pleine assurance au Jour du jugement et de l'avènement du Christ, car l'amour parfait bannit la crainte. Ils savent dès maintenant que Dieu écoute et exauce leur prière, et que leur tristesse présente se changera en joie, une joie que nul ne pourra leur ôter, car c'est la joie du Fils de Dieu (Jn 16, 20ss; 17, 13).
La confiance que nous devons au Christ Jésus, nous la devons également à Son Eglise, son Epouse, qu'Il a instituée pour nous.
Nicolas