... je ne suis pas un proche du FN (alors là, j'en suis très franchement loin), ni même un admirateur de Salazar et de Franco, je disais simplement que le patriotisme irlandais était un exemple de patriotisme révolutionnaire (je renvoie à Jean de Viguerie). Le soutien au FLN m'a choqué, car l'irlande fait du FLN l'émanation d'une minorité opprimée, ce qui n'a pas été le cas: cette guerre n'a pas opposé les arabes aux français, mais également les "indigènes" entre eux (le douloureux phénomène des harkis). Oui, je pense avoir le droit d'être choqué, parce que la manipulation est à son comble. Je n'ai même pas affirmé que j'étais hostile ou favorable à l'indépendance de l'Algérie, mais même entre penser que son indépendance est inéluctable et prendre fait et cause pour le FLN, il y a, croyez-moi, une distance que certains ont hélas franchi allégrement.
Mais vous confirmez ce que je pense: il ne suffit (Péguy l'avait remarqué en son temps) d'être catholique pour que le redressement d'une cité soit assuré.
J'ai invoqué le fait que l'EIRE n'a pas été prise en exemple par certains auteurs: je n'en fait pas une parole d'Evangile, mais cet exemple me semble révélateur.
Pour revenir sur le FN, effectivement il y a bien eu de l'aveuglement chez certains tradis: beaucoup n'ont pas compris qu'il s'agissait d'une escroquerie (l'abbé Sulmont, Jean Madiran, etc...). Personne n'a osé remettre en cause le FN quand il était porté par les urnes. Il y a bien sur eu quelques bémols comme les judicieux commentaires de l'abbé de Tanouarn.
Bien à vous,
Athanase