historiquement, mais bien de l'émiettement d'états (régions) abandonnées par le Saint-Empire. Et c'est justement cela qui me ferait dire, étant bien d'accord avec vous, que la Suisse moderne est une anomalie.
Oui, vous avez raison ! Cette clause relevait en fait de l'état laïc d'une part appuyé sur le "radicalisme" de 1848, et d'autre part sur "la cohésion nationale" qui doit nécessairement jouer sur un équilibre - dont l'Etat est juge souverain (d'où les incursions de l'Etat dans les affaires des Eglises) - entre catholiques et protestants... (chez nous l'oecuménisme au sens très large, est une vieille casserole..., dans laquelle on a concocté la soupe au lait (sic!) de Kappel - bien avant l'existence du protestantisme d'ailleurs!)
De fait la loi était désuète, mais néanmoins a réveillé quelque passions - vous avez raison - tout à fait significatives.
En effet, le patriotisme suisse ne signifie rien, et ne suppose en tout cas pas ce lien qu'il y a, par exemple, entre "la France" et l'Eglise. En revanche la Suisse peut à nouveau trouver un lien de nécessaire relation à la Sainte Eglise ... et au monde(...), lorsqu'on l'envisage à travers une union d'Etats souverains, consitutée sur le modèle féodale (union en cas de conflits pour la défense du bien commun...etc.). Dans ce cas le patriotisme suisse redevient une réalité et consiste en union réelle de tous les états pour venir au secours du besoin de l'un ou l'autre de ceux-ci... et est dans l'exacte prolongement, par exemple, du modèle de société familiale ou patriarcale à la romaine ... ou encore du modèle qui sous-tend la règle de s. Benoît... J'avais assisté en son temps à une très belle conférence de Me Roger Lovey sur la question connexe de la neutralité et du service mercenaire...
Tout cela n'est que vagues intuitions de ma part: de fait je suis bien peu versé dans la "chose publique".
Bien cordialement
In Christo.
Bertrand Décaillet