Cher Bertrand, cher cousin,
R. Jérôme -  2001-09-05 22:40:26

Cher Bertrand, cher cousin,

Je t'imagine te connecter avec avidité sur ton forum favori afin de voir si tu as enfin réussi à m'amener à te faire une réponse que des centaines d'internautes pourront partager avec toi. Eh bien oui, félicitations, la voici !
Inutile de te dire que ton message de quelques lignes sur les chevaliers du Sacré-Coeur m'a peiné. Cette peine, que tu pouvais imaginer sans aucune difficulté avant que tu ne le rédiges ne te touche pas, sans quoi tu aurais choisi une autre voie pour régler tes comptes avec notre Ordre.
Ceux qui te connaissent pour t'avoir pratiqué, à mon instar, sont bien souvent surpris par la méchanceté (oui c'est le mot) qui devient la tienne lorsque tu prends la plume. Certes, tu sais toujours l'enrober dans une douce mièvrerie bonasse, en prenant soin de mêler dans la même ligne le forfait et la demande de pardon et de terminer tes messages par le doux nom de Notre-Seigneur !
Tu es pourtant un garçon au naturel plutôt gentil, discret et qui semble rempli de finesse. Lequel de ces deux personnages est-il le vrai Bertrand Décaillet ?
Certes, je comprends qu'il fut difficile pour toi de trouver des traces de notre Ordre sur ce forum dont tu es le maître incontesté, ne reculant devant rien afin de le demeurer. Je m'attendais d'ailleurs à une réaction de ta part, Xavier Arnaud pourrait te le confirmer.
Ainsi, cette fois-ci, c'est à l'Ordre des chevaliers du Sacré-Coeur que tu décides de t'en prendre. Cet Ordre auquel tu étais tant attaché et que tu as quitté au moment où tu décidais de rejoindre ceux qui possèdent TON sens de l'Eglise, pour toutes les raisons qu'une personne de ta qualité se devait d'étaler sur ce forum, c'est-à-dire sur la place publique ! Cet Ordre de chevalerie qui, ne te comptant plus parmi ses membres en perd forcément son sérieux et sa crédibilité. Cet Ordre de chevalerie qui, n'ayant pas accepté de te suivre "sur toutes tes voies", s'en trouve forcément être un ramassis de rêveur.
Non Bertrand, tu le vois bien, je ne te pardonne pas cette félonie et je regrette bien de ne plus vivre à quelques kilomètres de chez toi, sans quoi je serais venu te visiter afin de te faire bien comprendre à quel point je suis furieux.
Quelle suffisance ! Qui es-tu pour te permettre ainsi de faire la leçon à tous ceux qui ne partagent pas tes opinions et pour t'ériger en censeur universel dont l'avis, sur toutes les questions, est indispensable au salut des âmes?
Tu m'as entraîné dans ce combat publique dont les spectateurs apprendront avec toi que cette fois, tu es allé bien trop loin et que ce n'est pas seulement le cercle de ta famille que tu auras restreint, mais encore celui de tes amis.
Pour la suite de cette affaire, le choix t'appartient. Tu peux pousser le bouchon encore un peu plus loin, chacun sait que tu en as largement les moyens, ou opter pour la seule solution raisonnable, reconnaître qu'il est bien inconvenant d'essayer de ternir ce que tu tenais pour admirable, il n'y a pas si longtemps.
Sache enfin que Dieu seul sait où se trouvent les âmes immolées et qu'elles ne sont pas forcément là où tu les imagines.

Jérôme R.,
Maître de l'Ordre des chevaliers du Sacré-Coeur.