Précision de forme et question de fond
DECAILLET Bertrand -  2001-07-26 14:16:40

Précision de forme et question de fond

Lorsqu'on parle, il y a la manière, et il y a le fond. Et même si l'un et l'autre sont liés, il convient de demeurer capable de distinguer, ceci afin de ne pas oublier de quoi l'on parle.
Permettez-moi, dans cette optique, de tâcher de recentrer un peu le débat avec une précision quant à mon intervention ci-dessus, et une question qui pourrait être intéressante, si on consentait à l'envisager.


1) Précision :
Pour ma part, je reconnais que j'ai réagi avec peut-être un brin de... disons... "d'émotion" dans les termes, à cette messe "adaptée" du Cal Ratzinger à Fontgombault, qui pose tout de même là un acte symbolique de première importance historique. Soit ! Je persiste à dire en outre que cependant que cela ne présage rien de bon, pour les communautés traditionnelles (et là c'est vrai, c'est un point de vue, que l'on peut partager ou non.). Passons donc…

Ceci dit, ce n'est pas à "un complot" hypothétique, que j'ai réagi, veuillez bien le noter, ni à une hypothétique discussion autour d'un hypothétique sujet qui aurait peut-être eu lieu... etc. ou aura peut-être lieu, et qui par ailleurs ne me regarde pas, en effet.

Je réagis à l'accommodement du rit qui A EU lieu (passé composé de l'indicatif), et qui a été rapporté par un témoin oculaire l'ayant décrit ici assez précisément. C'est uniquement à cela qui est, que j'ai réagi, moâ. Et si cela n'a pas eu lieu, tant mieux.

Parano ? ça?
Soit tournons la page, et, pour la suite qui est autre chose, attendons la publication des actes, qui, espérons-le, nous surprendront peut-être en bien.

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2) Question :
Il n'empêche que voici la raison de mon désarroi, que peut-être vous pourriez partager, voire duquel vous pourriez me tirer charitablement, sans qu'il soit forcément nécessaire de se taire pour arriver à s'entendre. On en a déjà parlé plusieurs fois sur le forum : encore une fois, la raison objective (et positive)de changer (adapter, aménager... etc.) le rit traditionnel m'échappe toujours. Peut-être faudrait-il reposer cette question en dehors de tout contexte de crise pour éviter de froisser les personnes. Mais alors on nous traitera de rêveurs... ou de parano inventant le mal dont on souffre. Soit cessons-là ces mauvaises voix(es).

Voici donc très précisément:
Pourquoi, du point de vue objectif de la pertinence (ou non-pertinence) du rit, pratiquer, a fortiori dans un contexte aussi sensible et historiquement meurtri (voire disgracié…) que le nôtre, des "aménagements" quelconques?

Depuis qu'on évoque partout "la réforme de la réforme" qui s'avère être, en l'occurrence à Fontgombault (qu'on me pardonne mais ce sont les faits) un exemple "autoritaire" et hautement symbolique de réforme de l'ancien rit, je n'ai jamais entendu de réponse convaincante à CETTE question.

Sans polémique, vraiment, je ne cherche qu'à être convaincu.
En attendant, je crie, oui avec quelque alarme, au scandale devant tout ce qui, dans notre contexte, est amené à faire juris prudence, et à disqualifier d'emblée la nécessité d'une telle question (ou mieux : réponse) publique, avant de passer aux actes.

Bien cordialement
In Christo
Bertrand Décaillet