Re : Non
stephanopoulos -  2003-06-28 00:17:13

Re : Non

"...si l'on tombe de moins haut, la "chute" de la pratique n'en demeure pas moins certaine, notamment depuis 1966, date symbolique si l'on songe à la transformation de l'image de l'Eglise qui a été opérée dans les années précédentes. Et ce, même si, comme on le fait courrament à présent, on nomme "pratiquants réguliers" des gens qui assistent à la messe une ou deux fois par mois. La comparaison des sondages est d'une difficulté très grande car les questions posées, les échelles adoptées et les populations de références varient de l'un à l'autre. Néanmoins, on peut estimer que l'on est passé d'un niveau de 20 à 25% à 10 et 15% minimum, des années 60 à la fin des années 70 (en prenant comme référence l'ensemble de la population adulte)..." Histoire des catholiques de France, éd. Privat, 1980; p.488.

Il faut aussi prendre en compte que le progressisme était très actif déjà dans les années 50 : "our ce qui concerne notre période, le Concile a consacré et légitimé des valeurs qui étaient depuis longtemps à l'oeuvre. Témoin, cette citation : " Il n'est pas impossible d'imaginer comment se transformerait la figure de l'Eglise si des couches sociales plus jeunes la marquaient de leur besoin de simplicité, de leur refus du conventionnel, de leur vitalité débordante et fruste, de leur brutale sincérité". Cette phrase n'est pas écrite dans un contexte tout récent où l'on s'enflamme pour "les nouvelles cultures", elle n'est pas écrite par J.F. Six dans "les jeunes, l'avenir et la foi" (1977), ni par G. Hourdin dans "La nouvelle vague croit-elle en Dieu? (1961), mais par M. Montuclard dans "Les Evénements et la foi" (1951)!" Ibid op. cit.