Athanasios D. - 2003-06-27 16:12:51
En bref...
1- Un rapprochement avec les Eglises orientales est manifeste dans ce que Rome a adopté des anaphores de types orientales (parties essentielles de la liturgie s'il en est).
2- On parle de rapprochement en signe de bonne volonté dans le désir d'unité, pas de décalque pur et simple de ce qui se fait chez orientaux. L'iconostase ne favorise pas l'adoration eucharistique qui est très répendue chez les latins, il ne convient donc pas d'en introduire.
3- Du reste, le rapprochement est discernable ici ou là, mais ce n'était certes pas le but premier qui était en premier lieu que la distance du peuple s'amenuise afin qu'il prenne part à l'action liturgique selon son état, puisque le culte est rendu par le "Christ tout entier" et non par le seul prêtre. Au Moyen-Age, certains d'entres eux enseignaient même que les fidèles n'avaient pas à communier puisqu'ils (les prêtres) communiaient pour eux.
4- Les langues vernaculaires étaient une réalité bien avant le Concile dans certains pays comme l'Allemagne (et un autre qui m'échappe) par exemple, réalité avalisée par l'Eglise.
5- Le canon romain est d'un haute antiquité, peut-être moins que certaines anaphores orientales. D'autre part, le Canon romain est toujours présent et n'a pas été supprimé. On a en effet envisagé un refonte de celui-ci mais devant l'impossibilité d'y parvenir sans le dénaturer, on lui a adjoint 3 autres anaphores qui avaient un côté oriental pour donner ce signe de bonne volonté dont on a parlé plus haut.
6- Pour l'offertoire, je ne pense pas avoir manifesté plus d'enthousiasme pour celui des orientaux. Je trouve compréhensible qu'il est devenu ce qu'il est aujourd'hui, eu égard à l'erreur théologique dont vous parlez.
7- Pour l'orientation, je regrettais simplement qu'on ne parlait jamais de ce qui doit être le centre de l'attention dans la liturgie, à savoir le Christ et la Croix, admirablement symbolisé par l'autel, et que tous se tourne vers lui. C'est défendable également. Je ne suis pas pour, mais je ne suis pas contre non plus.
Ce n'est peut-être pas traditionnel, mais ça l'est autant que l'autel contre le mur avec le tabenacle dessus.
8- Les protestants étaient scandalisés, à juste titre sur bien des points. Preuve en est les réformes tridentines pour éviter les abus constatés objectivement. Ca s'arrête là. Il n'a pas été question de revenir à la liturgie antique, mais de favoriser la participation consciente du peuple en lui ouvrant les trésors de la liturgie qui lui étaient rendus inaccessibles à cause de la multiplication des couches successives de symboles. Ceux-ci faisaient perdre de vue les symboles les plus importants qui se perdaient de plus en plus dans la masse.
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Athanasios