zouave canadien - 2003-06-26 03:33:04
Pluralisme liturgique
"La seule chose sur laquelle les papes n'ont cessé d'insister depuis le V ième siècle a été qu'il fallait adopter ce canon romain, leurargument étant qu'il remontait à l'apotre saint Pierre. Mais en ce qui concerne les autres parties de l'ordo ainsi que le choix des propres des messes, ils respectèrent l'usage des Églises locales.
Jusqu'à saint Grégoire le Grand, il n'y eut pas de missel officiel contenant les propres des messes pour chacune des fêtes de l'années.
(...)Au moyen âge, presque chaque église, ou tout au moins chaque diocèse, utilisait son missel particulier, lorsqu'elle n'avait pas volontairement adopté le missel de la Curie romaine. Aucun pape n'est intervenu en cette affaire. C'étaient surtout les parties de l'ordinaire de la messe dites à voix basse par le célébrant(ainsi, les prières au bas de l'autel, l'offertoire-dit aussi canon minor- et les prières avant la communion), autrement dit les "prières privées" du prêtre, qui variaient. En revanche, les textes chantés étaient presque partout les même au sein de l'Église latine. Seules quelques lectures et oraisons présentaient des différences locales."
Mgr Gamber, La réforme liturgique en question, p. 29
Si l'abbé Moreno est logique dans ses arguments il devrait affirmer que jusqu'à saint Pie V la messe était "abominable" aux yeux de Dieu puisque le pluralisme liturgique y était très répandu.
La formation liturgique des prêtres de la FSSPX me semble quelque peu déficiente, du moins en ce qui concerne l'histoire de la liturgie.