Re : moralité d'une fausse religion
Réginald -  2003-06-23 23:24:42

Re : moralité d'une fausse religion

Disons que Vatican II part de cette intuition que l'homme a l'obligation de suivre sa conscience, de rechercher la vérité et une fois qu'il l'a trouvée d'y adhérer (DH, n° 1) . A partir de là, Vatican II pense que cette obligation de suivre sa conscience et de rerchercher la vérité implique une certaine immunité de contrainte dans de justes limites vis-à-vis du fait religieux. Cette immunité de contrainte n'implique pas que l'homme ait le droit '' de tout dire et de tout faire " (CEC n° 1747), mais vise à ne pas violenter sa conscience et à favoriser un acte de foi libre : " un droit d'agir en conscience et en liberté afin de prendre personnellement les décisions morales. " (Cec n° 1782 : la personne humaine a besoin d'une certaine marge de liberté pour s'ordonner à Dieu.

Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que ce droit ne remet pas en cause le devoir pour la société de professer la vraie religion.

Concretement, si l'on applique à la lettre Vatican II à la lumière des documents antéconciliaires , nous aurions :
- un Etat qui socialement rend un culte à Dieu (par exemple l'assistance à la messe du chef de l'Etat et de corps constitués comme le Parlement, le crucifix dans les tribunaux et les écoles....) De même, les Chrétiens " ont à faire reconnaître les jours de fête de l'Eglise comme jours fériés légaux" (CEC n° 2188)
- un Etat qui respecte la loi naturelle (pas d'avortement qualifié par le Concile de crime abominable, pas de divorce)
- un Etat qui favorise la religion catholique (en rémunérant par exemple ses prêtres, en prévoyant des cours de religion au sein des établissement...)
- mais un Etat qui laisserait à certains faux cultes le droit pratiquer leur religion en dehors de la sphère privée ( aux protestants le droit d'aller au temple ) et qui réprimerait d'autres faux cultes qui menacent le bien commun (les témoins de Jehovah qui s'opposent au service militaire).