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Justin Petipeu -  2003-06-23 16:16:26

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Citation de Quas primas :

"Et, à cet égard, il n'y a lieu de faire aucune différence entre les individus, les familles et les États ; car les hommes ne sont pas moins soumis à l'autorité du Christ dans leur vie collective que dans leur vie privée. Il est l'unique source du salut, de celui des sociétés comme de celui des individus : Il n'existe de salut en aucun autre ; aucun autre nom ici-bas n'a été donné aux hommes qu'il leur faille invoquer pour être sauvés."

Il est facile de faire référence à Quas primas tout en lui faisant dire le contraire de ce que l'encyclique enseigne.
Vous vous arrêtez trop tôt dans votre citation du CEC :

"2108 Le droit à la liberté religieuse n'est ni la permission morale d'adhérer à l’erreur (cf. Léon XIII, enc. " Libertas præstantissimum ", ni un droit supposé à l'erreur (cf. Pie XII, discours 6 décembre 1953), mais un droit naturel de la personne humaine à la liberté civile, c’est-à-dire à l'immunité de contrainte extérieure, dans de justes limites, en matière religieuse, de la part du pouvoir politique. Ce droit naturel doit être reconnu dans l’ordre juridique de la société de telle manière qu’il constitue un droit civil ".

Cet article revient strictement à militer pour la laïcité de l'Etat et pour sa neutralité, ce que St Pie X appelle une "très pernicieuse erreur". Il va aussi contre le passage que j'ai cité de Quas Primas qui rappelle que les Etats ne sauraient échapper à la reconnaissance de la royauté du Christ.
La déclaration du CEC sur la liberté religieuse suit exactement le concile Vatican II : elle n'est pas catholique ; elle est condamnée par la doctrine traditionelle de l'Eglise.