Justin Petipeu - 2003-06-23 14:45:10
C'est faux
Il n'est pas question ici d'assouplissement auquel on serait passé grâce à "une perception plus approfondie de la dignité de la personne humaine" ( je me marre )...
Il s'agit bien d'un cchzngement de principe qui ne concerne en rien l'oppression des autres religions et de leur expression ; on est bien passé de la tolérance à la liberté des faux cultes, y compris sur le principe !
Autrement dit, l'Eglise réclame aujourd'hui la laïcité effective de l'Etat, comme elle l'a montré en Italie et en Espagne au début des années 80. Les arguties sur la conscience et la dignité de la personne humaine sont nulles et non-avenues, comme si il avait fallu attendre Vatican II pour que l'Eglise apprenne à respecter les personnes et les consciences !
La vérité est que jusqu'à Vatican II s'est maintenu le principe de la collaboration étroite entre l'Eglise et l'Etat et celui de la tolérance des autres cultes, en vue d'éviter un mal plus grand.
Vatican II a quant'à lui épousé les thèses maçonniques des XVIII et XIXèmes siècles, et celles du catholicisme libéral ; un Etat incompétent en matière religieuse et qui ne doit pas favoriser telle ou telle religion par rapport à une autre. ceci est bien doctrinal et contre la Tradition de toute l'Eglise, de St Paul jusqu'à Pie XII, en passant par "Vehementer nos" :
"Qu'il faille séparer l'État de l'Église, c'est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur. Basée, en effet, sur ce principe que l'État ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d'abord très gravement injurieuse pour Dieu, car le créateur de l'homme est aussi le fondateur des sociétés humaines et il les conserve dans l'existence comme il nous soutient.
Nous lui devons donc, non seulement un culte privé, mais un culte public et social, pour l'honorer. " (...)
"Enfin, cette thèse inflige de graves dommages à la société civile elle-même, car elle ne peut pas prospérer ni durer longtemps lorsqu'on n'y fait point sa place à la religion, règle suprême et souveraine maîtresse quand il s'agit des droits de l'homme et de ses devoirs. Aussi, les pontifes romains n'ont-ils pas cessé, suivant les circonstances et selon les temps, de réfuter et de condamner la doctrine de la séparation de l'Église et de l'État.
Notre illustre prédécesseur Léon XIII, notamment, a. plusieurs fois, et magnifiquement exposé ce que devraient être, suivant la doctrine catholique, les rapports entre les deux sociétés. " Entre elles, a-t-il dit,. il faut nécessairement qu'une sage union intervienne, union qu'on peut non sans justesse ; comparer à celle, qui réunit dans l'homme, l'âme et le corps. "