Thèse, Antithèse.... et quoi ?
Réginald - 2003-06-17 20:03:55
Thèse, Antithèse.... et quoi ?
Je résume : nous avons trois prises de position au sein de la FSSPX
- celle des abbés Aulagnier, Héry, Tanouärn : l'encyclique est merveilleuse. Elle marque le retour de Rome à la Tradition.
- celle des dominicains d'Avrillé : l'encyclique présente la foi moderniste ; c'est un piège à tradis !
- celle de l'abbé de la Roque : l'encyclique contient de bons rappels, mais souffre de graves insuffisances.......
Quand on s'interroge sur la pertinence de ces critiques, on nous répond que tout cela est politique.
- la position 1 prépare les fidèles aux accords
- la position 2 veut empêcher les accords
- la position 3 veut maintenir l'unité de la FSSPX (position ad intra)
Thèse, Antithèse, Foutaise.....
Tout cela serait risible si le texte soumis au libre examen de nos théologiens n'était pas une encyclique du Pape.
En bon thomiste, je me permets de rappeler que des trois thèses présentées, UNE SEULE peut être vraie....
Maintenant, si j'étais un fidèle de la FSSPX saint Pie X, je serais bien embarassé ! Qui croire ? L'abbé de Tanouarn, les domincains d'Avrillé ou l'abbé de la Roque ?
Et si la position vraiment catholique n'était tout simplement de faire confiance au Pape ?
Cf. Pie XII :
« Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (3), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens. » (Pie XII, Humani Generis)