La question de la danse, en effet, n'est pas celle de la "bonté" de la musique. Quid donc de la soirée dansante?
Il faut voir ce que signifie "mondain".
Le "monde" au sens évangélique, le "monde" que le Christ a haï et pour lequel il ne prie pas, est le monde qui s'érige contre Dieu, ou qui ne lui est pas forcément hostile, mais simplement indifférent et qui prétend s'organiser dans l'indépendance des préceptes - comme si Dieu n'existait pas. A mon avis on peux juger de tout ce qui est "haïssable" à partir de cette distinction.
Personnellement je dirais qu'une soirée dansante ne peut pas a priori recevoir le qualificatif de "mondaine" en ce sens-là. Cependant, il faut bien reconnaître que dans notre contexte en particulier, la plupart le sont de facto.
Il faut donc distinguer de cas en cas… et si certains prédicateurs semblent manquer à la nuance, c'est pour prévenir l'incapacité à distinguer de certains fidèles qui, à tort, ne veulent pas des nuances et leur demandent un passe-port, une permission, voire un diplôme d'irresponsabilité face au péché ou à l'occasion de péché, plutôt qu'un éclaircissement de l'intelligence en vue de l'amour de Dieu.
Pour ma part, je dois reconnaître ma totale inaptitude à danser quoi que ce soit ! ce qui ne m'a pas empêché de participer, l'année dernière, à un stage de musique ancienne avec Anne-Marie Deschamps (ens. Venance Fortunat) incluant des danses… voire des processions! … qui avaient lieu le soir!
In Christo
Bertrand Décaillet