Le Beau a ses droits
Ioannes -  2003-06-06 12:01:22

Le Beau a ses droits

Je suis un grand admirateur de Waugh. J'ai beaucoup goûté le texte que vous citez, lequel je connaissais déjà et relis souvent.

Néanmoins, du point de vue que vous adoptez, êtes-vous certain que notre cher auteur exprime nécessairement le juste milieu de la question ? Car, rester insensible au beau, c'est toujours un défaut, une déficience, il me semble Le Beau, en effet, tout comme le Vrai, n'est pas une question de parti.

En l'occurence, Waugh aurait pu mieux situer le problème, à savoir celui de la dissociation entre le Beau et le Vrai - ce qui, en effet, était un des problèmes des cérémonies de la High Church. La beauté, elle, n'a rien à voir à l'histoire. Elle n'est jamais un problème. Dans le culte extérieur rendu à la Majesté divine, elle est même un devoir strict - dont se contrefiche tant de catholiques aujourd'hui, souvent sous prétextes pseudo-évangéliques.

L'amour de la beauté, mais aussi la (re-)découverte de la sacramentalité et de la hiérarchie dans l'Église, et celle de de l'objecticité de l'acte liturgique en tant que culte à Dieu et présence divine : ces choses-là sont objectivement bonnes et on tmené un très grand nombre d'Anglicans à la seule véritable Église de Notre-Seigneur.

Je ne voudrais pas que nous confondions les choses.

Dans le cas de ces cérémonies allemandes, j'ai moi aussi été profondément choqué de découvrir des filles portant la soutane et se trouvant dans le sanctuaire. Les bons détails que mentionne Matthieu n'ont fait qu'ajouter à ma surprise. Dans un même temps, il faut reconnaître que Rome a si longtemps toléré puis permis que cela se fasse, dans des pays tels l'Allemagne particulièrement, qu'il faut peut-être envisager qu'il soit actuellement impossible de se soustraire d'un seul coup à cette désastreuse pratique.

Quoi qu'il en soit, l'intervention de Matthieu ne prétendait pas être une analyse complète, mais une réaction spontanée devant un aspect en soi encourageant. C'est du moins ainsi que je l'avais compris.