Ioannes - 2003-06-04 16:06:54
Question
Mon petit grain de sel, à nouveau...
Surtout, n'y voyez pas un signe d'animosité.
N'est-il pas quelque peu incohérent de prêter une innerrance aussi large que votre texte semble le faire aux actes des représentants postconciliaires du Magistère (je parle ici de l'interprétation de textes auxquels Justin, vous et moi adhérons tous autant, mais dont les principes immuables peuvent de facto s'exprimer dans des positions théologiques légérement différentes) alors que les réformes paulines et postérieures sont difficilement réconciliables avec une semblable interprétation appliquée au Magistère antéconciliaire ? J'ai personnellement grandi et muri dans une atmosphère incarnant le contraire absolu de votre argument (en lui-même excellent) :
"Le Concile de Trente jette l’anathème sur ceux qui prétendent que les rites reçus et approuvés par l’Eglise catholique, en usage dans l’administration solennelle des sacrements peuvent être méprisés (...) . ( Denz. 856). "
Ne l'avons-nous pas tous ? La dénigration du passé de l'Église... Que n'a-t-on dû entendre dans cette optique, de la part du clergé... Et cette situation semble perdurer, quoique Rome tente désormais d'y mettre un substantiel bémol. Paul VI et ses réformes n'y étaient-elles, n'y sont-elles pour rien ?