Position exacte en 5 points
Maitre de toile - 2003-06-04 15:32:26
Position exacte en 5 points
J'ai rédigé naguère une position en 5 points qui exprime ma pensée. Je précise encore une fois que je ne suis qu'un fidèle de la Communauté saint-Arbogast. Cette position n'engage que moi, même si elle est je pense très proche de celle des abbés. Elle permettra sans doute de faire avancer le débat et d'éviter de nous caricaturer.
1. Nous reconnaissons pleinement la légitimité dogmatique du rite de la messe promulgué par Paul VI en 1969. Puisque le Magistère de l'Eglise ne peut errer dans la foi, nous affirmons qu'il n'est ni invalide ni hétérodoxe.
2. Cependant nous pensons que l'expression verbale et symbolique de certains points essentiels à la doctrine catholique de la messe, tels que sa nature sacrificielle ou la présence réelle du Christ après la consécration, est nettement moins claire dans le rite de 1969, et que celui-ci est par conséquent moins apte à nous faire entrer dans la contemplation du mystère pascal. Nous déplorons également un certain nombres d'imprécisions plus ou moins graves, en particulier celles qu'on trouve dans les traductions des prières du nouveau rite en langue vernaculaire.
3. En outre, nous estimons que le Missale Romanum de saint Pie V, avec tout ce qui accompagne habituellement sa célébration festive, comme le chant grégorien du commun et du propre ou l'ordonnance rigoureuse du déploiement liturgique, constitue un trésor de la culture chrétienne, que la religion de l'Incarnation se doit de transmettre vivant à la postérité. Nous considérons que la perpétuation de ce rite est capitale pour sauvegarder le sens chrétien du sacré dans l'Eglise latine, et nous n'acceptons donc pas que notre préférence soit considérée comme une manifestation superficielle de la "sensibilité".
4. Nous espérons ardemment que l'Autorité de l'Eglise clarifiera un jour les ambiguïtés, imprécisions et imperfections que contient le rite de 1969. En attendant, nous demandons respectueusement au Souverain Pontife de reconnaître la liberté de célébrer la messe privée selon le rite de 1962 comme un droit imprescriptible de tout prêtre de l'Eglise latine, et d'accorder d'amples facilités pour la célébration publique de cette même liturgie.
5. Dans l'attente de cette mise au point, nous déclarons préférer le rite de saint Pie V au rite de Paul VI, sans nier aucunement que les communautés qui se sanctifient avec ce dernier n'accomplissent une authentique Ĺ“uvre ecclésiale.
Voilà, tout est dit.