Re : dignité humaine ?
Myster de Kerpolik (195.101.83.xxx) -  2003-06-04 15:16:27

Re : dignité humaine ?

Je ne force pas le sens ni des mots ni du texte, mais ce qui compte dans un écrit de cette nature, préambule d'une constitution, sont les présupposés qui fondent, déterminent, expliquent, orientent les articles pratiques qui seront le corps de la constitution.

Un héritage est une transmission que l'on reçoit, c'est un fait. Le reconnaître n'implique certes pas son acceptation mais vaut avertissement pour signifier pourquoi on en est là aujourd'hui. Reste ensuite à l'utiliser, l'instrumentaliser pour s'en servir comme déterminant d'actions futures. Le rejeter d'emblée, donc ne pas l'inscrire dans ce préambule ne revient pas tant à dire que l'on refuse ce passé, cet héritage, que d'annoncer qu"on fera autrement. Mais sur quelles bases et avec quels fondements?

L'enjeu va au-delà d'une mention de cet héritage il s'agit de l'annonce de ce que l'on veut ou non pour l'Homme.

Je reviens à ce que je disais: objet commercial, utilitaire et de jouissance, ou sujet centre des préoccupations gouvernementales, car vous rappellerais-je que l'Homme n'est pas fait pour la loi, mais c'est la loi qui est faite pour l'Homme. La question devient alors" pour quel Homme? ".

Je maintiens, persiste et signe l'héritage religieux marqué ou non dans ce préambule engage la suite car le refuser revient à nier la dimension religieuse de l'Homme, tout devient alors possible le XXè siècle européen qui a commencé de supprimer toute référence religieuse nous en donne des exemples avec ses idéologies athées, personnelement je dis NON merci.