Maurice Allais Prix Nobel d'économie et votre 1
EA (194.250.124.xxx) -  2003-06-04 15:03:12

Maurice Allais Prix Nobel d'économie et votre 1

Il ne m’a pas été désagréable de lire dans le numéro d’Avril 2003 de « L'indépendance. La lettre de la souveraineté », une revue pour le moins « de droite », un intéressante entretien avec Maurice Allais, prix Nobel Français d'économie. Celui-ci y explique, de la même manière que je l’avais fait, comment l'immigration étrangère extra-communautaire massive a pour but de tirer les salaires vers le bas pour le plus grand bien du patronat :

« On a constamment prétendu améliorer le sort des travailleurs les plus défavorisés, mais l'immigration étrangère extra-communautaire massive à laquelle on a délibérément procédé n'a eu d'autre résultat que de déprimer les salaires réels français correspondant aux emplois les plus modestes, de susciter du chômage et de faire supporter par la collectivité française de nouvelles charges. (...) Il est faux de soutenir que les Français ne veulent plus exécuter de travaux pénibles. Ce qui est vrai, c'est qu'ils ne veulent plus les faire aux salaires réels qui sont pratiqués. L'immigration massive de main-d'oeuvre étrangère n'a fait que déprimer les salaires français correspondant aux travaux les plus pénibles ; elle n'a fait que rendre plus difficile la solution des problèmes sociaux ».

Maurice Allais ajoute que les capitalistes libéraux, ceux qui bénéficient de cette immigration qu’ils favorisent, se défaussent ensuite sur l’Etat à qui ils font supporter les charges de l’immigration : « C'est un fait que, dans les différents pays, le capital national reproductible est de l'ordre de quatre fois le revenu national ; il résulte de là que lorsqu'un travailleur immigré supplémentaire arrive, il faudra finalement pour réaliser les infrastructures nécessaires (logements, hôpitaux, écoles, etc.) une épargne supplémentaire, égale à quatre fois le salaire annuel de ce travailleur. Si ce travailleur arrive avec sa femme et trois enfants, l'épargne supplémentaire nécessaire représentera suivant les cas dix à vingt fois le salaire annuel de ce travailleur, ce qui représente manifestement pour l'économie une charge très difficile à supporter. »

Conclusion : c’est le capitalisme libéral qui fait venir les immigrés et c’est nous qui payons les pots cassés par l’insécurité, la désagrégation de l’unité nationale et l’augmentation des impôts.

Voxnr