À l'attention de Lux Aeterna
Ioannes -  2003-06-04 15:02:03

À l'attention de Lux Aeterna

Puisque vous avez choisi de m'expliquer votre critique sur un ton posé, je vais faire de même. J'y investirai le temps nécessaire. Si, toutefois, mon effort dans ce sens se voit taxer de pédanterie, ainsi que cela s'est déjà vu, vous comprendrez que je m'abstienne de vous répondre à l'avenir.

Il n'est tout d'abord pas juste, à mon sens, de se refuser aux légitimes distinctions. Or, je continue de penser qu'une étude honnête de mes messages sur le FC démontre que je ne passe pas sans raison à l'ironie, voire au sarcasme. Or, vous taisez le contexte des textes ou passages incriminés. Pourquoi ? (Pour les détails et exemples, je veux bien vous en fournir par mél, mais je ne voudrais pas faire trop long ici. Mes contributions sont publiques et accessibles à tous. N'hésitez toutefois pas à m'écrire en privé pour une liste d'exemples. les malentendus, entre humains, ne s'établissent que trop facilement.)

Saurait-on, ensuite, faire abstraction de ce que le ton des interventions sur ce Forum, bien souvent, ne correspond qu'à une interprétation très large et indulgente des règles du FC ? Cette réalité, assez latine, du reste, ne fait-elle pas partie du contexte de mes messages ? Et puis, cette réalité vous dérange-t-elle toujours autant, ou me soumettez-vous, moi, à des régles auxquelles d'autres n'ont pas à satisfaire ? Force est de dire que je ne pense pas que la réponse à ces questions étayent systématiquement votre cas.

Il n'est, ensuite, pas très chrétien, à mon avis, de partir du principe que je suis, moi, seul coupable. Êtes-vous (incluons ceux dont vous avez choisi de prendre la défense hors propos) aussi innocente que votre message le laisse entendre ? N'avez-vous jamais eu recours à la provocation ? M'avez-vous toujours répondu avec le respect, la charité et la courtoisie que vous me recommandez ? Et surtout, avez-vous toujours observé, dans nos débats, ce "respect des interlocuteurs : tant sur la forme que sur le fond" dont il est question dans les régles du présent Forum ? Je dis bien : sur le fond. Tant il est vrai qu'il est de nombreuses manières de manquer à la correction, à la justice et à la charité. C'est d'ailleurs sur ce point que mes griefs à votre égard sont les plus précis. J'ai toujours trouvé particulièrement odieux le hors-sujet volontaire, voire systématique, pour esquiver l'argument qui gêne. Peut-être est-ce à tort ? - Je suis ainsi fait. - Peut-être me suis-je trompé en vous lisant dans ce sens ? - Cela est fort possible, mais me j'en suis déjà excusé, si mon souvenir est bon.

En effet, par une fois, au moins, j'ai tenté de vous expliquer que mon ton acerbe à votre égard avait pour cause mon doute au sujet votre bonne foi - suite à certaines de vos réponses. À ces explications, je joignis des excuses pour le cas où, ne sachant sonder ni les reins ni les coeurs, je me serais fourvoyé sur vos intentions. Était-il respectueux et charitable de pas seulement répondre à mon message ? Est-il équitable, à présent, de ne pas le mentionner, à décharge, dans votre acte d'accusation à mon endroit ?

Vous le voyez : comme tout un chacun, j'ai mes raisons. À vous, désormais, de voir si elles ont quelque fondement en ce qui vous concerne.

Quoi qu'il en soit, je souhaite bien établir ceci : je suis tout prêt à renouveler ma proposition. Si je me suis trompé sur votre compte, je vous présente mes excuses. Très sincèrement.

Dans le cas contraire, en revanche, je crains de ne pouvoir accepter de devoir traiter autrui autrement que je suis traité moi-même, qu'il ait ou non le nombre ou l'idéologie dominante pour lui. Et à cet égard, les femmes ne recoivent de moi aucun privilège.

Je vous épargnerai, pour teminer, mes protestation d'humilité face à votre accusation de supériorité. On le sait : l'humilité ne se déclame pas. Du reste, peut-être suis-je bel et bien plus orgueilleux que le commun des mortels. Je ne l'exclue pas, vous savez. Je vous demande néanmoins de bien vouloir considérer mon point de vue exposé plus haut. J'y joins l'espoir de débats avenir moins belliqueux.