Mgr Noyer à propos de Dieu et la chair
sebastian -  2003-06-03 12:13:10

Mgr Noyer à propos de Dieu et la chair

Mgr Jacques NOYER
Sujet à propos des images choquantes du site
Forum Dialogue avec l'Eglise d'Amiens
Posté le 31-12-02 19:32:43
http://forums.cef.fr/cgi-bin/liremsg.cgi?id=27653&ord=date

Citation :



Des internautes m'avaient interrogé, il y a quelques jours déjà, sur les images choquantes qu'on avait trouvées sur le site de la conférence.
Je joins ici des extraits de la lettre que j'ai envoyée à l'évêque responsable.
N'hésitez pas à me dire votre propre réaction:

Je reçois sur le forum « Dialogue avec l’évêque d’Amiens », plusieurs interventions scandalisées par les images mises sur le site de la conférence des évêques autour du thème « Dieu et la chair ».

Vous savez combien je porte intérêt à la culture qui émerge et vous devinez donc la sympathie que spontanément j’éprouve pour une écoute et un échange avec les artistes contemporains. Même si ne suis pas de très près votre travail, j’apprécie le prix et l’audace de l’initiative prise par votre comité.

Sans vouloir interférer sur votre recherche, j’attire votre attention sur les risques d’une mise sur internet, dans ces conditions, de certaines photos choquantes. Elles s’imposent à des internautes qui ne sont pas venus pour une analyse, une critique ou une réflexion et donc les agressent.

Le visage humain et plus généralement le corps dénudé sont des lieux d’accès au spirituel mais aussi le réveil de pulsions les plus primitives. Présenter certaines œuvres est une agression même si les commentaires devraient permettre de prendre distance et d’accéder aux discours plus rationnels.

Je sais que le cœur de la foi chrétienne se joue devant le corps déchiré du Golgotha. Mais, vite, la nuit de la neuvième heure, la piété des femmes et le rayonnement de la Résurrection ont ramené la paix dans le grand chaos. Le premier geste d’un homme devant un cadavre sans dignité est de le cacher sous une couverture. Ce n’est pas seulement de la pudeur… c’est un acte de foi primitif en la dignité de l’homme.

Si vous donnez une réaction à cette lettre, je le ferai connaître bien volontiers à mes correspondants. Je vous fais à ce sujet pleine confiance.

En ce temps de Noël, où on reconnaît le Sauveur attendu dans un enfant emmailloté, je vous dis mon union de prière et mes encouragements pour ce travail délicat que vous avez entrepris.