Raison
Ioannes -  2003-05-27 10:15:18

Raison

1. Le Beau n'est pas sujet à la démocratie.

2. Attendu que nous vivons en des temps qui glorifient la laideur, la facilité et le nivellement, il ne serait pas sage de soumettre le Beau au vote de nos contemporains.

3. Tout comme la morale catholique - ainsi que le cardinal Ratzinger le rappelait encore récemment - exige de nous que nous formions notre conscience, notre sens de la beauté ne saurait se contenter de spontanéité. Tout jugement se forme. Dans ce contexte, la spontanéité n'est le plus souvent rien d'autre que la voix intériorisée des préjugés ambiants.

4. Je ne fais pas confiance au constat que vous prétendez établir. Je crois que le problème se situe ailleurs.

5. Mon saut d'humeur, hier, était dû à la fatigue, après vous avoir longuement répondu - mais aussi au fait que vous ne preniez pas, á mon avis, la peine suffisante de réfléchir à ce que l'on vous propose. Force est de le constater, puisque vos questions reviennent, à peine différentes, alors que le plus souvent, il y a déjà été répondu.

Votre parenthèse suffira à illustrer mon propos : je vous ai dit, hier, mon opinion selon laquelle il est absolument évident que des deux extrêmes dont vous dites soudain, après des propos pourtant extrêmes, ne pas vouloir, l'un (l'exclusif de l'art, en liturgie) est absent de notre époque. J'ai, en outre, montré combien présent y est son opposé. À ceci, vous me répondez : il faut éviter les extrêmes... Dans de telles conditions, comprenez que je sois pris par l'impression de perdre mon temps. Et il ne semble pas que les contributions remarquables de M. Decaillet vous fasse une plus forte impression... Alors...