Ioannes - 2003-05-26 11:26:55
Eh ben...
Non, non. Je voulais tout simplement vous remercier d'avoir inclus, dans votre récit, certains détails qui m'ont été utliles. Visiblement, j'ai manqué de clarté à ce sujet.
On appelle 'faldistoire' le siège sans dossier et d'inspiration romaine auquel siège tout prélat démuni de juridiction lorsqu'il doit pontifier dans le rite latin traditionnel de la messe. Il est placé du côté épitre, face au peuple, le dos à l'autel, légèrement surélevé. Son usage dispense, entre autres, des diacres du trône et des chapelains. Dans le pontifical romain, dont la noble simplicité est l'apanage, le-dit faldistoire est également utilisé comme prie-dieu.
Avez-vous jamais vu César recevant Astérix ? Si oui, vous saviez déjà de quoi je parle, mais sans en connaître le terme liturgique. Allez voir le site Internet de Gricigliano et vous en verrez l'emploi à une messe pontificale sur trois.
Pour des raisons qui m'ont toujours échappé, l'usage de ce charmant petit meuble est interdit dans le rit écônien. Il n'y a pas si longtemps, le rit wigratzbadien feignait également de l'ignorer, allant jusqu'à installer un trône pontifical (signe de juridiction) du côté épitre plutôt que de se résigner à la Messe au faldistoire demandé par les rubriques. Aussi le faldistoire ne survivait-il que dans l'Institut du Christ-Roi. J'ai personnellement été témoin de prëtres des deux Fraternités s'en moquant. Le monde tradi n'est pas sans contradictions...
Quant à vos commentaires :
1. Mon expérience m'interdit votre charitable et prudente ignorance.
2. Si les ministres sacrés (= ceux en chasuble/dalmatiques/tuniques, tunicelles/chapes) faisaient la génuflection en passant devant l'autel, c'est que le S. sacrement y était bel et bien. Fait irrégulier.
3. Relisez-moi, je vous prie. Mon message établit que les églises pré-baroques sont pratiquement toutes orientées (à moins d'avoir été remaniées ultérieurement). Là, la Croix (entendez : celle du maître-autel) et l'usage traditionnel de l'église en question coïncident avec à l'orientation. S'il arrive que les autels latéraux d'une église pré-baroque ne soient pas toujours orientés, c'est soit que des raisons de commodité s'y opposaient, soit qu'il furent rajoutés après que la coutume de l'orientation se fût perdue.
Dans une église non-orientée, ou dans le cas d'un autel latéral non-orienté dans une église l'étant par ailleurs, on fait comme si l'Orient se trouvait là où est la Croix de l'autel.