Merci + question
Ioannes -  2003-05-26 09:11:33

Merci + question

Merci pour ce résumé d'initié.

Petite question : s'agit-il d'une messe au faldistoire, comme le rite l'exige pour un évêque sans juridiction ? ou avait-on fait preuve de créativité pour éviter à tout prix le faldistoire, ainsi que cels se voit trop souvent ? Vous ne le dites pas expressément.

Remarques :

1. Je partage votre avis quant au lectures en vernaculaire. Il est visible que le didactivisme le plus lourd règne encore au sein de la FSSP et je le regrette.

2. Bien entendu, le S. Sacrement eut dû être ôté du tabernacle du maître-autel ainsi que les rubriques du pontifical le prévoient chaque fois qu'un évêque pontifie. Du reste, la position de l'Évêque lors du sermon le présuppose. La chaire n'est pas prévue par le pontifical et n'était que rarement utilisée à Rome. Tout comme les bancs des églises, elle nous vient de l'adoption pastorale de certaines pratiques protestantes par les Jésuites de la Contre-Réforme. Toutefois, je le répète, le fait de prêcher du centre du choeur exige que le S. Sacrement ne soit pas présent, tant il est vrai que l'on ne lui tourne jamais le dos.

3. La règle que vous recherchez se trouve dans l'excellent ouvrage de Mgr Klaus Gamber édité par Le Barroux, "Tournés vers le Seigneur" (en fait, une série d'articles publiés en tant que livre). On se tourne à l'est quand cela est possible, ce qui est presque toujours le cas dans les églises d'avant la période baroque. Par la suite, les églises ne furent plus toujours orientées, dû à la perte généralisée du sens du symbolisme. Dans le cas d'une église non orientée, on fait tout simplement abstraction des points cardinaux réels et on fait semblant, prenant la croix de l'autel pour référence.
Avant les années 30, personne n'avait l'idée de dire que la messe était dite face au peuple dans les basiliques romaines. La messe y était célébrée vers l'est, c'est tout. L'ídée d'assemblée célébrant la liturgie est un anachronisme dans le rit traditionnel. Du moment que les fidèles ne pénètrent pas dans le choeur, leur emplacement n'a aucune importance. La liturgie s'adresse à Dieu et non au peuple.