Au lecteur qui désirait une critique construite de l'article de
Cybérix -  2003-05-23 21:30:34

Au lecteur qui désirait une critique construite de l'article de

Dire que les traditionalistes de la FSSPX « préfèreraient se rallier à un Pape à la doctrine plutôt traditionnelle » est un non-sens. Il n’y a pas de doctrine traditionnelle, ou de doctrine moderniste, ou que sais-je. Il n’y a qu’une doctrine : la doctrine Catholique. Il y a parfois des interprétations qui peuvent être jugées hétérodoxe et qui, de ce fait, deviennent exclues de la doctrine Catholique.

Dire que l’on craint une régression de la doctrine est un second non-sens. La doctrine progresse, s’enrichit, elle ne régresse jamais. Le Vatican ne pourra jamais condamner les diverses assertions du Concile dont le contenu pourrait avec les reformulations nécessaires devenir doctrinal. Il n’en a ni le droit, ni la possibilité.

Dire que l’autorisation de célébrer la Messe selon le rite de 1962 serait une régression doctrinale est une ânerie, car le rite exprime la même doctrine qui n’a pas changé par le fait du Concile – dont il faut rappeler qu’il fut pastoral et non justement doctrinal. C.Q.F.D.

Dire que les fidèles traditionalistes rejettent avant tout le concile ne peut être qu’un propos de quelqu’un qui ne connaît pas ces fidèles. In fine, toutes les communautés traditionnelles re-unies à Rome ont exprimé leur adhésion au Concile. Je ne doute pas un seul instant que la FSSPX en fasse de même le moment venu. Elle s’appuiera pour cela sur la propre signature de Mgr Lefebvre, apposée au bas de chacun des textes du Concile dont on dit que les traditionalistes le rejetteraient. La contradiction démontre que le propos de H.Tincq est pour le moins simpliste !

La réception du concile a été très diverse en France. Il est maintes communautés non traditionnelles qui sont revenues à des formes liturgiques tombées en désuétude durant ces quarante dernières années. Il suffit de voir sur les Forums de La Croix celui consacré à Vatican II pour constater que les avis d’internautes - majoritairement non traditionnels - qui s’y rendent expriment souvent des critiques sur la façon dont le Concile a été reçu et appliqué en France sous la conduite de Prêtres et d’Evêques plus soucieux de gallicanisme que de romanité…

Un nouveau concile dogmatique peut être perçu comme nécessaire tant les innovations liturgiques et théologiques hétérodoxes ont été grandes depuis 40 ans. J’en veux pour preuve l’effet de ces doctrines visible dans les sondages qui montrent une majorité des catholiques qui ne croient plus aux principaux dogmes connus et exprimés depuis toujours. A ce titre, fulminer quelque anathème contre telle ou telle position à la mode ne serait pas « faire régresser la doctrine », car justement ce sont ces positions qui sont hétérodoxes et n’expriment en rien l’avis de l’Eglise, mais plutôt celui de tel ou tel théologien mis à la mode par des médias qui ne parlent pas toujours au nom de l’Eglise, avec la sagesse et la prudence nécessaire.

Un autre concile, avec une préoccupation pastorale actualisée pourrait aussi exprimer autre chose, ou exprimer différemment les choses que ne le fit Vatican II. Il ne le contredirait pas pour autant. Il ne ferait que répondre à un souci d’actualisation pastorale, adapté à notre temps. On peut considérer que celui ci devient plus ou moins urgent, tant ont été grand depuis Vatican II les changements du monde et dans la façon dont celui ci est régenté : Fin du communisme à l’Est ; montée effrayante de l’Islamisme qui trouve en face de lui une laïcité qui ne sait s’affirmer faute de savoir penser droit ; crime contre l’humanité de la décolonisation qui laisse les populations en voie de sous-développement. Oui, la décolonisation a été le plus grand crime contre l’humanité, organisée sous la pression de marxistes et de tiers-mondiste irresponsables.

Cybérix
PS/ XA ou le webmaistre peut-il lui envoyer cette réponse. Sa demande a été censurée !?