Ioannes - 2003-05-22 11:40:30
Re : Etat et Providence
Vous me répondez á la manière des Libéraux... Soyons sérieux et nuancés, plutôt. Le voulez-vous bien ?
Je parlais d'une situation de fait : 1. l'État dirige tout et s'immisce dans tout. Danc cette praxis, l'économie est un de ses plus puissants moyens pour soumettre qui que ce soit. 2. L'État contemporain sert une idéologie moderniste (dans le sens large de ce terme), où, justement, la vie catholique sera rendue de plus en plus difficile, et selon laquelle le "social engineering" est la raison d'être de l'Autorité.
Je ne vois comment vous pouvez en tirer les conclusions que vous m'exposez.
Quant à votre dernier point, je vous explique la manière toute simple de concilier ce qui, dans vos mains, devient une contradiction : respecter l'ordre des chose, dont le temps, dans le choix de ses actions. Explicitation : il faut, primo, commencer par faire des réformes utiles afin que l'État-Providence cesse de servir une idéologie diabolique (le S. Père parle de 'Culture de mort') ; secundo, faire que l'État renonce à remplacer la Providence.
Dans l'état actuel des choses, les familles sont 'de facto' dépendantes de l'État-Providence pour leur survie-même : le taux contemporain des impôts, inimaginable par le passé, y aura veillé. Il serait ridicule que, par opposition à l'dée de l'État-Providence, on fasse soudain comme s'il n'existait pas. Il n'y a aucune contradiction dans le refus de céder à semblable ridicule.