Athanasios D. - 2003-05-21 00:09:19
Merci... mais, ...
il y a toujours un "mais"...
Je comprends bien. Mais ma question de départ comportait une nuance. Je m'explique en m'inspirant du P. Lallement que je suis en train de lire en ce moment.
Si le sacrifice est une fin en soi, cela signifierait-il que Dieu se contente d'une protestation d'honneur suprême et que toute notre perfection est dans la simple reconnaissance de ce que nous sommes ses créatures? Par là, nous nous estimerions "en règle", sans nous soucier d'être toujours plus à la disposition de Dieu qui veut nous faire vivre de sa vie. Cela ressemble alors fort à l'attitude de ceux que Jésus a condamné comme se confiant en leur justice (cf. la parabole du pharisien et du publicain - Lc 18, 9).
Le Sacrifice ne serait-il pas plutôt de nous ordonner à la vie théologale qui nous fait partager la vie même de Dieu qui veut nous la faire commencer ici-bas? Cela est-il assimilable à la 4ème fin (impétratoire - désolé, je n'ai pas de Petit Robert sous la main pour me traduire ce terme dont la signification m'échappe) que vous avez rappelé à propos? Faut-il y voir une notion qui affirme que "la célébration du sacrifice eucharistique est toute orientée vers l?union intime des fidèles au Christ par la communion" (cf. CEC 1382) ?
Je suis surpris de constater régulièrement cette insistance (cette obsession?) sur la notion de sacrifice et de l'intention qui s'y rattache, au détriment de la manducation qui produit en nous dès maintenant la vie spirituelle, et finalement la vie éternelle, qui a été remise à l'honneur (me semble-t-il)... D'où ma question de départ.
Athanasios