Re : Mais...
GDB -  2003-05-20 19:38:46

Re : Mais...

La critique orthodoxe refuse la doctrine catholique de l'action du prêtre in persona Christi et de l'efficacité sacramentelle ex opere operato.

Selon les orthodoxes, lors de la consécration, le prêtre "ne prononce pas ces paroles comme le Christ mais comme historien. Il se réfère à ces paroles dans sa prière à Dieu telles qu'elles ont été dites par le Christ, et il aspire à la descente de l'Esprit Saint pour opérer le changement des éléments en corps et sang du Seigneur. (...) Dans l'Eglise d'Occident, c'est la raison de l'absence de l'épiclèse, de l'invocation de l'Esprit Saint sur les dons ; en effet, comment le prêtre peut-il appeler l'Esprit Saint s'il est lui-même le Christ" (réponse d'un hiérarque orthodoxe au credo de Paul VI en 1968, citée par Mgr Photios et l'archimandrite Philarète dans Le nouvau catéchisme contre la foi des Pères, une réponse orthodoxe, L'Age d'homme, 1993, p.55)

Quant à l'introduction de l'épiclèse dans la messe de Paul VI, elle ne satisfait nullement les auteurs : elle "ne ressemble en rien à l'épiclèse orthodoxe. En effet, pour sauvegarder le principe du prêtre agissant in persona Chriti, cette "épiclèse" est placée avant les paroles de l'institution (...) Pourquoi ce déplacement, sinon pour conserver le principe papal que ce sont les paroles Ceci est mon corps... Ceci est mon sang qui opèrent la transsubstantiation ? La "réforme" reste donc conforme au décret du pape Eugène pour les Arméniens : "La forme même de ce sacrement, ce sont les paroles du Sauveur par lesquelles il opère ce sacrement ; c'est en effet le prêtre parlant en la personne du Christ qui opère ce sacrement (...)" (Bulle exultate Deo de 1439)" (id. p.56)

Il faudrait peut être demander à un prêtre grec catholique, qui connaîtra bien les deux théologies ?