Ma petite contribution
Myster de Kerpolik (195.101.83.xxx) -  2003-05-20 12:12:50

Ma petite contribution


Voici le courrier que j'ai adressé à la délégation française de l'ONU.
Mon but était de montrer que d'autres représentants français avaient eu de positions plus courageuses et que ces positions étaient soutendues par des critères moraux et politiques.

Je rappelle également l'absentation honteuse de la France qui permit d'enlever son statut d'ONG reconnue par l'ONU à CSI (Christian Solidarity International) dont l'action se centrait sur l'aide aux populations noires du sud Soudan en partivculier par l'apport de nourriture et surtout le rachat des esclaves que fournissent les razzias des musulmans du Nord avec l'aide de l'armée soudanaise contre les populations noires, animistes et chrétiennes du sud de ce pays.

OUI la France s'est abstenue, c'est-à-dire n'a pas voulu voter pour soutenir cette organisation, donc n'a pas voulu froisser le gouvernement intolérance et intégriste de Kartoum afin de préserver de possibles contrats pétroliers par l'intermédiaire de sa compagnie Total... Voilà la position réelle de la France (j'ai honte) qui refuse les principes moraux et religieux de ses racines!


"Madame, Monsieur,

Certaines dépêches se font l'écho de l'intervention d'un représentant du gouvernement français dans une instance de l'ONU contre la position du Vatican qui oeuvre en faveur de la protection de la vie en particulier dans les populations les plus démunies et oubliées par une économie mondiale qui les fragilisent.

Ce représentant aurait dit "Encore et encore, ma délégation croit que nous devrions fonder notre décision uniquement sur la base de la santé publique et non sur la base de critères moraux ou religieux." Et d'ajouter un peu plus tard: "ma délégation ne voit aucune raison de refuser la NAF au titre d'Organisation Non Gouvernementale".

Permettez-moi de m'étonner qu'un représentant de l'état français puisse tenir de tels propos car je ne vois aucune opposition entre la santé publique et la protection des femmes enceintes, en tant que médecin (français) je ne vois à l'inverse qu'une même finalité entre une politique humaine de santé publique et la défense de la vie. Toute autre vision serait pur jeu de langage et euphémisme pour voiler une réalité plus morbide habillée de mots vains et vides.

Quant aux critères moraux que semblent fustiger le "représentant" de l'état français il me paraissent être encore les meilleurs garants contre toute idéologie dont le XXème siécle passé nous a trop montré les résultats quand les décideurs s'en affranchissaient.

Dans les instances internationales je n'ose pas imaginer que l'état français puisse, par l'un de ses représentants, récidiver par une faute en refusant les critères moraux comme éléments de décision comme cela fut manifestement le cas dans la mise à l'écart dans son statut vis à vis de l'ONU d'une OMG, CSI, comme le demandait le gouvernement du Soudan et que la France favorisa en s'abstenant dans ce vote. Je suis persuadé qu'il ne s'est agit, alors, de la part du représentant français de l'époque que du malencontreux oubli, bien mal à propos, de la reflexion de l'ancien ministre du Général de Gaulle, Edmond Michelet, alors qu'il menait une délégation française qui essuya les critiques du Soudan au nom des droits de l'Homme :" ...et en plus il nous font la morale...". La seule différence est que n'est pas Edmond Michelet qui veut et que ses critères moraux et religieux sont ceux qui lui ont permis de participer à sauver l'honneur de la France de l'époque laquelle s'en était affranchie.

Quant à la santé publique je l'imagine encore au service de la vie présente et avenir et non au service de la mort. En tout état de cause et en tant que médecin et français ma position est de tout faire pour la vie en devenir ou présente. Aucune politique dite de santé ne peut décemment porter ce nom si tel n'est pas son objectif.

Pouvez-vous me dire si tels ont bien été les propos du représentant de l'état français rapportés plus haut?

En voulant encore penser à un dérapage involontaire de langage de la part de ce représentant, je vous prie de bien vouloir accepter, Madame, Monsieur, l'expression de mes meilleures salutations."