Belle épreuve...
Michel R -  2003-05-19 12:17:40

Belle épreuve...

Je l'ai fait de 84 à 96... Je le connais donc dans les 2 sens, et je peux dire que les premières années, le Paris-Chartres se faisait à 80% sur route, et le dimanche comptait un peu plus de 50 km !!!!! Ils ont rectifié le tir les années suivantes.

Pour ma part, j'ai toujours eu très très mal... Fini par trouver quelques recettes à la longue, que je vous livre :
. traitement anti-transpiration des pieds quelques semaines avant le pélé ( la transpiration des pieds est atroce quand ils sont sollicités de cette façon, çà augmente beaucoup les ampoules avec le frottement... ) ;
. élastoplaste, pieds momifiés, y compris les orteils ( toujours les ampoules ) qu'on n'enlève qu'après le pélé ;
. le soir, quand on se retrouve dans sa tente : quelques exercices respiratoires permettent de bien faire circuler le sang et de réoxygéner les extrémités malmenées durant toute la journée, puis baume KAMOL en friction sur les jambes : odeur épouvantable, mais çà chauffe et ça soulage ; une petite aspirine évite - ou limite - les courbatures...
. dormir le mieux possible ; anecdote perso / souvenir : nuit du jeudi au vendredi avant le pélé : mal dormi ( anxiété ? ) ; nuit de vendredi à samedi : on ne dort pas dans le car la première nuit, de Grenoble à Chartres... Nuit de samedi à dimanche : voisins organisent une partouze ( si si ... ) à côté ; le temps que la sécurité intervienne au milieu de la nuit... Pas dormi ! Ajoutez que j'étais chef de chapitre... Donc " obligé " de tenir la route... Dur dur dur dur.....
. Petit conseil aux chefs de chapitre ; bien organiser son équipe, longtemps avant le pélé ; je me suis retrouvé une année avec le brassard jaune, et un chapitre de 80 ( quatre-vingt ! ) personnes du matin au soir, et mon second qui m'avait fait faux bond... Dur dur là aussi...
. beaucoup boire pendant la marche, et une bonne provision d'en-cas énergétiques ( barres de céréales et Cie ) .

Après : comme déjà dit par d'autres, un moral d'acier, prêt à soulever le monde... Même si, pendant le pélé lui-même, on n'a pas l'impression de prier avec le recueillement voulu, les grâces reçues pendant ces trois jours se font pleinement sentir.

Je ne le ferai pas cette année, mais je souhaite à tous les marcheurs ( dans un sens comme dans l'autre ) un excellent pélerinage, Ad Majorem Dei Gloriam.

Cordialement.

Michel