Le pourquoi du comment de 68
Cécile (137.129.101.xxx) - 2003-05-14 12:33:41
Le pourquoi du comment de 68
Parfois je me dis que si cette génération a disjoncté, c'est qu'ils sont nés avec les privations et ont grandi dans une oppulence jamais connue, et en même temps avec des parents habitués à se priver.
C'est la faute à la guerre.
Chez nous, la génération 68 n'a pas existé, on n'en a pas eu (personne n'avait le bon âge, soit trop vieux, soit trop jeune). Ben on ne se pose pas tant de questions, la tradition a enjambé ces années. Mais je ne vois toujours pas le rapport entre la tradition des tradis et la tradition que je connais, celle du bon vieux paysan français (ça y est, je remet ça, ça fait partie de ma thérapie, faut croire).
La tradition, chez nous, c'est de ne pas dire "bon débarras" quand quelqu'un s'en va du forum.
C'est d'offrir du saucisson à manger quand quelqu'un vient (et non pas de ces infects petits boudoirs qui portent bien leur nom).
C'est d'aimer les enfants qui courrent et qui crient, parce qu'ils sont en bonne santé. (j'ai entendu des tradis ne pas supporter les enfants qui bougent : j'ai une petite nièce décédée, elle ne bouge plus, ben c'est pas super).
La tradinette de chez moi, elle ressemble plus à la mère Denis qu'à Alizée. N'en déplaise à Sombreval.
Quand ça chante, il y a toujours les mêmes voix rocailleuses des dames de devant, qui continuent à bêler en français ce qu'elles bêlaient en latin. On rigole toujours autant.
La décoration de l'église n'est pas pire que lors des statues sulpiciennes. Ca fait moins caravane de gitan qu'autrefois peut-être, mais on peut aimer les caravanes de gitan (personnellement, bof).
La ferveur se trouve derrière un pilier, parce qu'il y a de gros piliers en pierre (ben ouais, les églises romanes, l'ennui, ce sont les pilliers. Personne n'est tradi si il n'a jamais passé une heure le nez collé à un pillier.
Bon bref, tout est relatif comme disait je ne sais plus qui. Ca y est, je suis contente, j'ai mis ma fraise.
Cécile