Re : communion de Tony Blair
Henri Buci -  2003-05-13 15:32:47

Re : communion de Tony Blair

Je ne penses pas prendre le sujet à la légère, simplement je suis toujours agacé par ceux qui s'arroge sans cesse le droit de juger les actes du Saint Père, quand ce n'est pas carrément le Magistère.

Vous citez la dernière encyclique sur l'Eucharistie, fort bien, alors je vous rappelle ce qu'elle dit sur ce sujet précis :

"46. Dans l'encyclique Ut unum sint, j'ai moi-même manifesté combien j'apprécie ces normes qui permettent de pourvoir au salut des âmes avec le discernement nécessaire: « C'est un motif de joie que les ministres catholiques puissent, en des cas particuliers déterminés, administrer les sacrements de l'Eucharistie, de la pénitence, de l'onction des malades, à d'autres chrétiens qui ne sont pas en pleine communion avec l'Église catholique, mais qui désirent ardemment les recevoir, qui les demandent librement et qui partagent la foi que l'Église catholique confesse dans ces sacrements. Réciproquement, dans des cas déterminés et pour des circonstances particulières, les catholiques peuvent aussi recourir pour ces mêmes sacrements aux ministres des Églises dans lesquelles ils sont valides ».(97)

Il convient d'être très attentif à ces conditions, qui ne souffrent pas d'exception, bien qu'il s'agisse de cas particuliers bien déterminés, car le refus d'une ou de plusieurs vérités de foi sur ces sacrements, et, parmi elles, de celle qui concerne la nécessité du sacerdoce ministériel pour que ces sacrements soient valides, fait que leur administration est illégitime parce que celui qui les demande n'a pas les dispositions voulues. À l'inverse, un fidèle catholique ne pourra pas recevoir la communion dans une communauté qui n'a pas de sacrement de l'Ordre valide.(98)"

De quel droit l'on pourrait se permettre alors d'interpréter la pensée de ceux qui, n'étant pas en communion avec Rome, communieraient, après avoir été avertis de ces conditions d'accès à la communion, s'ils croient au même Credo ?

Néanmoins, je vous donnerais raison si personne n'avertissait, lors des célébrations ou avant, les non-catholiques des conditions pour communier.