ça, puis ça, puis ça...
Petipeu Justin -  2001-06-28 11:24:38

ça, puis ça, puis ça...

On commence par la traduction, puis on supprime telle chose, on allège telle autre, etc...
N'est-ce pas ainsi que les choses se sont passées il y a 40 ans ?


La traduction en langage vernaculaire me paraît un faux problème parce que :

- de toutes façons, l'usage du missel est indispensable pour qui veut suivre sa messe activement. A moins d'être lourdement handicapé, on peut fort bien suivre sa messe latin/français.

- Le latin participe au sacré de la cérémonie puisqu'il est une langue sacrée.

- Il est une des marques essentielles de la romanité de l'Eglise, parvenue dans la plus petite des paroisses, et donc facteur d'unité.

- Les pires ennemis de la messe ont commencé par le supprimer et le remplacer par la langue vernaculaire afin de mieux se couper de Rome (protestantisme et anglicanisme).

Pour ces raisons, il me semble que "les petites réformes" peuvent effectivement porter atteinte à l'esprit du rite.

Mais, je suis d'accord avec vous sur un point : ce n'est pas évident pour quelqu'un qui est attiré par le rit traditionnel -je le sais pour avoir essayé de l'expliquer à des amis - de s'y retrouver et je regrette qu'au début de la plupart des missels, il n'y ait pas un "mode d'emploi" simple avec les grands axes liturgiques :

commun/propre
temporal/sanctoral
rappel du dimanche lors de fêtes,
hiérarchie des temps et des fêtes,
etc...