Naturellement, il s'en trouvera ...
PGM (216.162.67.xxx) -  2003-05-06 02:36:47

Naturellement, il s'en trouvera ...

pour conclure que l'honneur est sauf et déclarer "mission accomplie" en citant trois bouts d'encyclique et deux articles de CEC. Bon, de retour au monde réel, maintenant. Il est indubitable, et tous les sondages, analyses, vox populi, enquêtes, études le prouve jusqu'à la nausée : une minorité de catholiques croit encore en la présence réelle, une minorité sait encore que la messe catholique est avant toute chose un sacrifice propitiatoire. On ne compte plus le nombre de prêtres qui ne se cachent même plus pour afficher cette opinion.

Ceci étant posé, force est de conclure que les quelques textes où la chose aurait pu se voir rappelé sont restés lettres mortes, et ils sont restés lettres mortes parce que depuis une trentaine d'années, les priorités du Vatican étaient ailleurs. Si, toutes affaires cessantes, la défense du caractère sacrificiel de "cet eucharistie par lequel vit l'Église" ne valait pas le bazardage du blabla oecuménique et pan-religieux par exemple, afin de concentrer toute son attention sur un véritable et réel problème, alors je ne sais pas ce qui aurait bien pu le valoir.

Si nous avons eu droit à tant de messes loufoques, voire parfois franchement blasphématoires, si dans l'enseignement catholique le moindre dogme de la foi a été battu en brèche et tourné en dérision depuis les bancs des écoles primaires jusqu'à ceux des universités pontificales, si tant de fidèles ont été trompés et sont en danger de perdre leur âme, si tant de subversifs ont eu les coudés franches et pu agir en toute quiétude, c'est que depuis plus de trente ans, les autorités vaticanes ont nommé des évêques à leur image pour lesquels le maintient du dépôt de la foi le cédait à la "tolérance", à "l'ouverture", au "pluralisme", à la mise aux goûts du jour, bref, à une hiérarchie où le catholicisme le cèdait trop souvent au libéralisme ou à pire.

Notons que depuis le concile Vatican II, la lecture de l'actualité catholique n'est plus qu'une longue liste d'horreurs qui laisse stupéfait et amer. Je regrette mes frères, mais c'est cela la trop triste réalité dans l'Église du début du Troisième millénaire. Et ce n'est pas venu tout seul. Les états de choses possèdent des causes.

Bon, on peut aimer DICI ou non. Mais venir leur reprocher d'avoir le courage de dénoncer non pas seulement l'état des choses mais les causes qui y ont mené relève de l'inconscience la plus manifeste, et je freine des quatres fers pour ne pas dire plus.

In Christo,

PGM