Justin Petipeu - 2003-04-28 15:19:28
Oui
il semble même que le bon abbé Berger, aux si "bons arguments", s'est maintenant recyclé dans la lutte contre le péril fâââââchiste. Voyez plutôt cet extrait d'une interview du ( pourtant rallié ) président du centre Charlier, Bernard Antony...du 15 juillet 2002 ( Reconquête ) :
. L. V. : On en vient donc à l’Église, et à vous lire dans le précédent numéro, on devine qu’outre les méchants évêques dont
vous dénoncez la sirupeuse haine contre le Front National, vous avez dans le collimateur quelques curés de même semoule.
R. M : En effet, quelle n’a pas été ma surprise de constater la façon dont le curé de Malaucène s’avisait de se mêler de notre journée du Ventoux.
Initialement, on s’en souvient, j’avais eu pour idée d’organiser cette ascension, cette marche d’Amitié française et de chrétienté, le jour de l’Ascension.
Se posait donc la question de la messe, où, quand comment ?
Or il m’apparut vite que mon projet initial était impossible à réaliser. Mes amis me firent observer que la longueur de la montée, les aléas météorologiques et d’autres facteurs encore, rendaient impossible l’organisation d’une messe selon la liturgie traditionnelle et donc longue.
Or l’abbé Berger, curé de Malaucène, s’ouvrait à des amis communs de son inquiétude sur ce point en raison de son rôle de curé d’une paroisse qui va jusqu’au sommet de la montagne.
Je lui fis répondre qu’il n’avait plus à se soucier de cela puisqu’il n’y aurait ni montée le jour de l’Ascension ni messe en conséquence.
Nous eûmes alors d’autres occupations, attendant en vain une réponse de la sous préfète de Carpentras, madame Claude Cointet-Hautier, à nos demandes réitérées de rendez-vous et constatant que se mettait en place toute une agitation utilisant les arguments les plus spécieux pour entraver notre projet. Alors que le Ventoux accueille chaque jour des milliers de marcheurs, randonneurs, cyclistes et autres touristes souvent peu respectueux de la propreté de la nature comme nous l’avons vérifié, on nous opposa que notre rassemblement pourrait perturber la douce vie de la vipère « orsini », espèce rare à protéger. C’est monsieur Beaudon, le maire de Malaucène qui nous transmit cet effroi des amis de la vipère. Il ajouta que les associations écologistes s’opposaient encore à ce que nous puissions troubler « la biosphère » (comme l’agneau de la fable trouble l’onde claire…
de ce patrimoine de l’humanité.
Cependant, on continuait à nous dire les inquiétudes de l’abbé Berger à qui je finis par téléphoner par pure courtoisie pour lui exprimer que je ne requérais rien de ce qui relevait de sa compétence.
Ma surprise fut grande de constater le courroux hautain de ce curé invoquant qu’il eût aimé avoir à donner son avis sur un événement devant se produire « sur ses terres » (sic !)
L’abbé que j’avais connu jadis à Castres, jeune prêtre frais émoulu d’Ecône, particulièrement raide, avait manifestement conservé ses traits de caractère après avoir quitté la Fraternité Saint Pie X pour devenir un curé de paroisse placé sous la houlette de l’évêque d’Avignon. Ce qui est son affaire.
Ce qui ne l’était pas, c’était, alors qu’il ignorait tout de mes démarches, de me raconter ce que j’avais fait, pas fait, aurais dû faire, dans une harmonieuse entente avec la sous-préfecture, les maires, la gendarmerie, j’en passe…
J’invitais ce curé avide de conseil, de participation à la démocratie locale et à la vie associative comme ils disent, à s’occuper de ses ouailles et à nous laisser vaquer à nos projets.
Il me répliqua à nouveau en termes d’écologie, d’environnement, de biosphère, de nature fragile à respecter et tutti quanti, omettant cependant le cas de la vipère orsini.
Je lui fis encore patiemment observer que nul plus que nous, pique-niquant sur les parcages (comme on dit au Québec) ne laissant pas le moindre mégot, ni de tabac ni de haschisch, et marchant précautionneusement sur les bas-côtés, ne respectait la nature. Comme nous l’avions toujours fait, de Paris à Chartres ou en sens inverse.
Après cela, je ne me souciai plus de lui.
J. L. V. : Et alors ?
R. M : Ce qui arriva, ce fut le tintamarre de la sarabande infernale qui partout hurlait sa haine contre tout ce qui était suspect de fronationalerie.
Non seulement nous étions peu ou prou du Front National, mais de plus, catholiques, et nous voulions commettre l’abomination identitaire de chanter le Salve Regina et la Coupo Santo en haut du Ventoux, « patrimoine de l’humanité ».
Le maire Beaudon me téléphona que l’on voulait nous accueillir à « coups de fusil ».
Le brave homme s’inquiétait et voulait nous dissuader.
De même, le secrétaire général de la sous-préfecture monsieur Schutz m’informait le mardi 7 mai à 10 h 45 que l’on allait nous tirer dessus. Lui demandant ce qu’il comptait faire alors, il me répondait qu’il partait en vacances chez lui dans l’Est tandis que la sous-préfète était déjà aux champs !
J’avertis monsieur Schutz que si l’État ne s’occupait pas de nous protéger, nous nous en chargerions nous-mêmes.
On connaît la suite. Mais quel ne fut pas notre étonnement de découvrir sur le tract des associations de la sarabande infernale (PC – RPR – troskystes et écolos de tous poils), appelant à un pique-nique « républicain » sur le lieu possible de notre rassemblement de départ, l’association paroissiale Saint-Michel de l’abbé Berger !
Etaient-ce les membres de cette association qui brandissaient parmi cette faune de sans-culotte avinée et droguée, cette incroyable banderole « À bas les hérétiques » ? Je ne sais.
Toujours est-il qu’hérétiques nous sommes en effet au regard du néo-totalitarisme et de sa police de la pensée.
Mais que les ouailles de l’abbé Berger se soient, dans cette affaire, conduits comme ces débiles moutons qui dans toute révolution croient en bêlant, hurler avec les loups, voilà qui est affligeant.
Mais désormais l’abbé Berger est breveté bon républicain, il l’est, c’est promis, c’est juré, il a donné des gages ! Mais cela nous conduit à nous souvenir que des prêtres jureurs, aux pieds du Ventoux, on en connaissait aussi en 1793 tandis que les carmélites d’Orange montaient à l’échafaud et que la horde républicaine incendiait Bédoin. Et ce souvenir nous invite à batailler plus que jamais contre la hideuse Révolution et ses comparses variés et avariés.